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Bienvenue dans mon livre, je suis Terhemis, auteur libre.


Intégrales

Assemblages de mes écrits en ouvrages cohérents et aboutis :

Phrases

De petits objets poétiques ou philosophiques autonomes :

Publications

Écrits construits, parfois longs, de tous types et sur tous les sujets :

Impressions

Notes faisant suite à l’auscultation, plutôt brèves et denses :

9 / 9

The Get Down
Saison 1, épisode 2
Choisis ceux qui attisent le feu de ta passion

D’une densité remarquable ; spectre émotionnel étendu, entre le drame et les élans, les phases d’emphase positives, précieuses, nombreuses ; c’est autant la manifestation de tout l’amour que l’on peut porter à la musique, à ses formes et à la scène, qu’une colossale embrassade aux cultures ethniques ; elles se mêlent comme le reste à l’image et dans le casque, entre ses langues, entre ses corps aux formes et aux atours différents ; c’est un passé et un lieu décrits comme invivables, dans lesquels la mort rode et le meurtre arrive, dans lesquels ils font mieux que survivre pourtant, dans lesquels ils exultent, en l’occurrence en performances fluides, entraînantes, cohérentes ; c’est rude et c’est bon, plutôt bon que rude, c’était sucré, coloré, mouvant, accaparant, et cette fois pas épuisant ; trajectoires développées, parallèles aidant, dans une fiction corpulente, pleine d’excès et de braises, pleine surtout et finalement d’une écriture impressionnante et dite, qui me touche plus que le reste et me fait une ligne de survie, ce qu’elle est pour le protagoniste ; en suis sorti avec l’envie de conquérir le monde et par l’art.

★ 9/10 ★

8 / 9

The Get Down
Saison 1, épisode 1
Le trésor se trouve dans la ruine

Épisode épuisant ; tête retournée ; suis gonflé à bloc ! la musique le graff la danse ; mais pas le fluide cinématographique : c’était pressé, condensé, densifié, coupé chaque seconde avec des inserts avec des images d’archive et la caméra jamais vraiment fixe et les personnages rarement posés ; le protagoniste l’était ; inquiet, recroquevillé, transi d’amour ; se battant débattant avant d’entrer en contact avec le transmetteur fan de kung-fu et DJ en devenir ; disco, rue, rap ; mais la tranquillité puissante de Saturday night fever qui manque ; Baz adolescent qui en fait tellement pour plaire qu’il en fait trop, comme sa belle à la voix caramel qui pleure puis plus après avoir accepté puis rembarré puis s’être fait taper ; le vinyle incassable en fil rouge ; la ville en support, la ville d’alors, mêlée d’images de synthèse d’aujourd’hui dans une vision fantasmée sucrée ; sucre et coke et même une fusillade après quelques plans de parkour ; culture ivre, culture foisonnante, aube culturelle dans la cité dévastée bientôt récupérée et les aspirations de chacun le tout se mêlant dans un bain de sueur et de chants et quelques gouttes de sang ; sur les toits, le rêve s’affirme chaud au soleil levant la nuit blanche tandis qu’en épilogue comme au prologue le futur industriel me refroidit net ; et si l’enchaînement n’était pas fluide il était entraînant, pour le moins entraînant encore qu’usant ; les gamins charismatiques la maîtresse belle et ferme et proche la matrone forte et pas trop vulgaire elle aussi refroidie ; noirs et hispaniques et d’ailleurs sans forcer : on y était, plongé, dans l’alternative certes embellie de beautés en plus d’avoir été édulcorée pour la romance musicale, mais à des années lumières des merdes communautaristes ; ici la vie, folle, ahurie, que donne un réalisateur scénariste passionné adoptant le monde autant que le créant ; écrire et réécrire l’histoire, la dire encore, la redire, la rythmer, se l’approprier : sacré travail de re-créateur ; épuisant, un travail certainement épuisant, un résultat épuisant, qui a la richesse d’alors, pas gentrifiée pas sclérosée pas encore tout à fait commercialisée vidée ;

★ 8/10 ★

7 / 9

Yuri on ice
Saison 1, épisode 5
Le championnat des régions du sud !

Le protagoniste mûrit, et son parcours personnel d’après l’arrière-plan narratif lui permet au même moment qu’il mue de profiter d’un élan supplémentaire apporté par les autres compétiteurs, qui sont à la fois des adversaires et des soutiens. Il prend plaisir, il fait de son mieux, il échoue partiellement, puis il s’exprime, et le dialogue sur la fin est à la fois court et puissant, si bien qu’il occulte presque la performance d’avant. Un avant en mouvement, en mouvement incessant, le sien, celui de cet autre patineur aussi et longuement ; un mouvement très animé – ou bien une animation pleine de mouvement et de fluidité –, quelques beaux plans grâce au dessin parfois plus affûté, du charisme dans les corps, et même une simplicité touchante dans leur contact quand le comique ne vient enfin plus altérer…

★ 8/10 ★