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Bienvenue dans mon livre, je suis Terhemis, auteur libre.


Intégrales

Assemblages de mes écrits en ouvrages cohérents et aboutis :

Phrases

De petits objets poétiques ou philosophiques autonomes :

Publications

Écrits construits, parfois longs, de tous types et sur tous les sujets :

95 / 98
Les épais murs de béton

Quelques fois, on avait dépassé un portail anormalement grand lui aussi. Nous n’étions jamais allés bien au-delà. Ce soir-là, nos jambes nous portaient, on avait passé l’un et l’autre une bonne journée. Ce soir-là, le portail était resté ouvert.

Impressions

Notes faisant suite à l’auscultation, plutôt brèves et denses :

60 / 60

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 59
De l’autre côté

Cette mélancolie finale était exquise. Nous avions malheureusement déjà vu ce que les personnages principaux découvrent alors enfin, et c’est à mon avis une erreur scénaristique, mais l’effet, grâce à la longueur, à la lenteur, s’est tout de même aussi produit sur moi, à force de belles images, de couleurs inédites, d’une lumière puissante, dans cette situation à la fois fantasmée et si simple. En contrepoint, « de l’autre côté » : l’horreur de la guerre qui s’annonce ou qui ne cesse de s’éterniser, et le désespoir attenant. C’est très fort, très juste, d’autant que le protagoniste soudain a mûri. Si ce n’est qu’il mûrit en fait depuis tout ce temps, agressé comme tous ses pairs encore vivants par les événements et les informations. Outre ce bref voyage vers la conclusion temporaire, il y a eut ce dialogue qui m’a semblé un poil répétitif avant la remise des médailles, puis, pendant cette dernière, une incompréhension rageuse sortie à son tour de tréfonds sibyllins. Ça ressemblait à une fin… Et effectivement, puisque le scénario mime les cycles guerriers et meurtriers de l’humanité, la suite ne pourra sans doute se prémunir tout à fait d’une certaine redite. En tout cas, ces mots qui viennent d’eux-mêmes ne trompent pas : c’était un épisode fort, sans la moindre violence pour une fois, et que l’on doit à ce scénario monumental qui nous réserve probablement encore de belles surprises. Il faudra se contenter de ce passif et de ce potentiel certain en guise d’appétence pour l’après. Là encore, ça change des frustrations terribles d’alors. Cette demi-saison qui vient de s’achever n’en était pas moins exceptionnelle, et le tout qu’elle forme avec la précédente est absolument remarquable. Cette série m’est d’ailleurs d’ores et déjà infiniment précieuse. En l’état, elle est une ode à la douloureuse complexité du vivant, qui promeut une fougue en tant que répondant, la seule qui permettrait d’aller de l’avant malgré l’incompréhension et dans l’obscurité. Une fougue coûte que coûte, légitimement constellée de doutes et d’arrêts temporaires pourtant, ainsi qu’en atteste ce dernier épisode avant la dernière saison, prévue pour la fin de l’année prochaine.

★ 7/10 ★

59 / 60

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 58
Le titan assaillant

Du dialogue uniquement, mais l’histoire est si prenante, la quantité d’informations telle, que ça passe, et vite. Je constate que chez WIT aussi, animer des expressions faciales et des attitudes fines est plus difficile et le résultat moins bon que lorsqu’il s’agit d’animer de grands gestes en pleine action. J’apprécie grandement le parallèle entre les époques, ou plutôt la continuité dans le temps grâce au fantastique, et de voir surgir encore le surnaturel dans cet univers pourtant déjà rempli d’horrifique merveilleux : du fait de ces savoirs qui surgissent, la réalité ne cesse de s’amplifier et de devenir à la fois de plus en plus vaste et de plus en plus complexe et dingue. Le tout avec une belle lisibilité, même si je ne réussis pas à faire tous les liens en premier visionnage. Il reste qui plus est du non-dit traversant cette accumulation de révélations (en l’occurrence chez Mikasa, qui aurait effectivement des raisons de déprimer face à une mort prématurée annoncée…), et le fait que les informations soient véhiculées intelligemment (notamment au gré d’audiences et de rassemblements) me ravit. Je ne peux cela dit occulter parfaitement cette espèce de creux dans lequel l’histoire se situe : les leviers vers l’après manquent, et la tension est redescendue au point de disparaître tout à fait, même si une menace renouvelée vient d’être formulée. Le spectateur que je suis ne la sent pas pour le moment, et je me demande comment elle va être réintroduite concrètement. Comparé à la situation initiale explosive et qui n’a cessé de s’affermir depuis dans une crise permanente, le genre de trêve actuelle fait bizarre.

★ 6/10 ★

58 / 60

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 57
Ce jour de mon enfance

La voilà, la débauche d’informations attendue, narrée au plus dense cette fois-ci. Mais avec elle, la nécessité de rester constamment sur ses gardes : des propagandes de part et d’autre, des vérités précaires, limitant le réel à des visions utiles aux dominants dont on ne sait pour le moment rien. Des clans, des passifs, des mythologies, et l’horreur toujours, dans ce présent d’on ne sait plus quand se connectant à celui d’avant par le pouvoir des titans, distinguant les uns des autres, faisant de certains humains des moins que rien bons à donner aux chiens, à mettre dans des camps, ou à transformer en colosses anthropophages irrationnels. Outre cet ailleurs, cette oppression qui y règne, et une probable situation continentale en regard d’une autre insulaire, je n’ai, durant ce premier visionnage de ce cinquante-septième épisode, à peu près rien compris. Scénario complexe, qui ne cesse de tisser en même temps qu’il dévoile. Il faudra faire les liens et mettre ou remettre en place le moment venu, et probablement tout regarder de nouveau, une fois le puzzle complété, pour vérifier la cohérence et chercher les éventuelles incohérences. En attendant, je tente de suivre, arrimé au propos, avec un plaisir net.

★ 7/10 ★