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Bienvenue dans mon livre, je suis Terhemis, auteur libre.


Intégrales

Assemblages de mes écrits en ouvrages cohérents et aboutis :

Phrases

De petits objets poétiques ou philosophiques autonomes :

Publications

Écrits construits, parfois longs, de tous types et sur tous les sujets :

95 / 95
Les épais murs de béton

Quelques fois, on avait dépassé un portail anormalement grand lui aussi. Nous n’étions jamais allés bien au-delà. Ce soir-là, nos jambes nous portaient, on avait passé l’un et l’autre une bonne journée. Ce soir-là, le portail était resté ouvert.

Impressions

Notes faisant suite à l’auscultation, plutôt brèves et denses :

16 / 16

Seirei no moribito
Épisode 06
Mort sur l’Aogiri

C’est beau. Je me répète, mais ça l’est. Les plans chargés d’éléments et de couleurs pendant le voyage, l’ampleur de ceux de la dernière séquence, le caractère sacré qui s’en dégage, et cette musique qui transforme la lenteur en fluide contemplation qui fait du bien. Un cheval, un âne, montures seyant aux dames les montant, et ce loup colosse, compagnon mystique de la shamane, décidément compétente et polyvalente. Si je saisis l’idée du subterfuge clôturant visiblement cette fuite d’un côté et cette chasse à l’homme de l’autre, sa mise en pratique me laisse plus perplexe, et je n’ai carrément pas compris du tout certaines interactions, ou certaines lignes de dialogue, peut-être à cause de la traduction. Le tout provoquant une incertitude qui a malheureusement terni mon visionnage. Il n’empêche, j’ai pris plaisir, j’ai profité avant ça, des paysages, de la lenteur d’une autre époque, et je me suis senti concerné par la blessure de la protagoniste qui se rouvrait, m’inquiétant pour elle. Ça fonctionne, y compris grâce aux samouraïs habités par leur mission, grâce aussi à cette pieuse soumission de la population qui pourtant me révulse. Certaines similitudes frappantes avec Princesse Mononoke m’ont poussé à me renseigner plus avant : le roman pour jeunes dont sont issus le manga puis la série fut écrit ou publié à peu près en même temps que le film de Miyazaki, ou juste avant. J’ai aussi appris que la série avait été fabriquée par Production IG, qui décidément ne cesse d’égayer mes soirées.

★ 7/10 ★

15 / 16

Seirei no moribito
Épisode 05
L’étape secrète : la main bleue

L’équilibre entre les dialogues et les actes s’est fait la malle ; deux passages en mouvement, ou de l’ordre du geste : la découverte d’un monde dans le corps du jeune homme, protecteur malgré lui d’un esprit ou d’un monstre en devenir donc, et la découverte, à l’autre bout du spectre scénaristique, d’un genre de temple souterrain contenant, par les écrits que lui-même contient, lui aussi un monde ; deux passages relativement forts, mais aux conséquences nulles dans l’immédiat ; c’était par ailleurs bavard, mais les dialogues jouissent d’un certain relief, du fait des caractères francs mais plutôt subtils des personnages ; l’univers ne s’est malheureusement manifesté que dans de trop brefs interstices ; reste que les événements se succèdent effectivement, dans un ordre cohérent, et qu’ils font évoluer les relations dans la diégèse autant que notre perception de celle-ci.

★ 6/10 ★

14 / 16

Seirei no moribito
Épisode 04
Les écrits de Torogai

C’est toujours aussi pointu : l’usage des plantes médicinales, les us et coutumes en lieu médiéval japonais, les tenues, les postures, la calligraphie, les rôles et castes, et de là les attitudes des uns et des autres selon qu’ils sont d’un rang ou d’un autre ; à cela s’ajoutent la magie et l’affrontement – shamane et samouraïs – qui ne sont ni prépondérants, ni oubliés ; les dialogues informent le spectateur sans tomber dans l’explication, et peu à peu l’enjeu d’ampleur se met en place ; il n’y a que le contraste excessif qui me gêne un peu (or je ne peux affirmer qu’il soit une volonté des fabricants) ; j’aurais pu trouver le déroulement lent sans ces détails qui viennent nourrir la narration ; il y a aussi ce rapport à la nature, sa présence (le temps change, les animaux vivent), son importance même, puisqu’elle s’inscrit en nœuds clés dans le scénario, et ces relations qu’entretiennent les personnages du camp humaniste, qui me plaisent ou me rassurent (l’opposition d’avec la noblesse ne supportant aucune « souillure » et tellement trop rigide et fière est nette) ; l’épisode m’a, cela dit, donné l’impression de faire tampon, de (nous) retenir, convalescence légitime aidant ; un épisode de transition donc (et déjà).

★ 7/10 ★