Sommaire

Intégrales ·  /
Phrases ·  /
Publications ·  /
Impressions · 

Bienvenue dans mon livre, je suis Terhemis, auteur libre.


Intégrales

Assemblages de mes écrits en ouvrages cohérents et aboutis :

Phrases

De petits objets poétiques ou philosophiques autonomes :

Publications

Écrits construits, parfois longs, de tous types et sur tous les sujets :

95 / 95
Les épais murs de béton

Quelques fois, on avait dépassé un portail anormalement grand lui aussi. Nous n’étions jamais allés bien au-delà. Ce soir-là, nos jambes nous portaient, on avait passé l’un et l’autre une bonne journée. Ce soir-là, le portail était resté ouvert.

Impressions

Notes faisant suite à l’auscultation, plutôt brèves et denses :

36 / 36

Koutetsujou no Kabaneri
Saison 1, épisode 14
Unato kessen 2/3

Horreur et poésie – comme ça me parle ! –, tantôt avec puissance, tantôt avec subtilité. Un ventre mou prenant malgré le développement attendu, les incohérences et les facilités. Dialogue condensé, incompréhension utile au déploiement narratif, mort des personnages anonymes, précipitation non justifiée d’un des chefs de guerre… et pourtant ça fonctionne, ça m’a touché, parce que les scénaristes se sont focalisés sur les forces de leur objet, à savoir la connexion entre les deux personnages clés, romance intense, et la brutalité des affrontements, lesquels auront été rendus marquants grâce à la stratégie des adversaires, effectivement surprenante pour une bande de zombies, et les formes et attitudes des monstres qui les dirigent. La menace n’a cessé de grandir, et la situation d’empirer, si bien que l’absence de motivation des uns ou des autres est passée au second plan : c’est la guerre, et plus rien n’a de sens. Seuls la douleur et le désespoir percent, depuis cet océan de violence et d’abrutissement militaro-industriel. En tant que spectateur, je suis visiblement prêt à passer ce contrat-là avec l’auteur. S’il assume sa démarche et va jusqu’au bout, s’il gorge de détails et de mouvements et de passions sa fiction, je chasse mon incrédulité et profite de son mets de larmes et de sang, cinglant, et même s’il fait de la femme un être sensible et de l’homme son sauveur, ce que légitime peut-être le fait qu’il en soit ainsi à travers la bestialité de ce dernier, majoritairement funeste, salvatrice en ultime foudroiement.

★ 8/10 ★

35 / 36

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 07
Kibutsuji Muzan

Têtes tranchées, sang versé, dans un affrontement bien mené, ni trop long ni trop court. Informations bien amenées, au gré de l’action pour l’essentiel, mais cette passivité d’un protagoniste trop intellectuel qui frustre dans les dernières secondes du métrage. Et un japon pas si médiéval que ça, finalement… J’avais choisi d’occulter les câbles aériens apparus dans l’épisode précédant, en espérant qu’ils aient une autre utilité… mais si, c’était bien des câbles électriques. Ce n’est pas un détail, car toute ma vision de l’univers en question s’en trouve chamboulée. Rencontrer si tôt l’antagoniste principal n’est pas rare, cela permet d’affermir l’enjeu tout en installant l’ampleur du défi. Ici, le charisme est net, et la particularité de ce personnage semble intéressante de prime abord. J’y vois clairement un Dracula nippon… même si je connais plus grand-chose du mythe original. À partir du peu que dévoile cet épisode, on peut imaginer des manières dont il s’est occupé de la famille du protagoniste plus sordides encore que ce que leurs dépouilles laissaient voir. Mais tout ça est expédier un peu vite la première moitié : la décision prise par ce même protagoniste de plonger, d’aller en territoire ennemi, m’a surpris, non seulement pour la mise en danger qu’elle constitue, mais aussi sur le plan narratif ; je n’aurais pas forcément su saisir cette opportunité de modifier rapidement le contexte, alors qu’elle occasionne une situation inédite et donc intéressante. Sa réponse à la colère de l’impuissant personnage secondaire était aussi très juste. Plein de bonnes choses donc, qui ne suffisent pourtant pas à me réjouir véritablement. Sans doute parce que, malgré le développement rapide, tous les leviers d’une émotion qui se débriderait restent freinés. Le protagoniste intériorise beaucoup et, en combattant mûr, dégonfle ou maîtrise à chaque fois ses propres emportements. Tant qu’il ne participera pas du groupe montré depuis sept épisodes déjà dans le générique d’introduction, ça manquera d’une polyphonie susceptible de me nourrir. Quant à ce corbeau qui parle…

★ 7/10 ★

34 / 36

Koutetsujou no Kabaneri
Saison 1, épisode 13
Unato kessen 1/3

Ne m’attendais pas à une saison supplémentaire. La fin de la première, de mémoire, m’avait dégoûté. C’était il y a un moment, et ces nouveaux premiers plans, suffisamment lents, magnifiquement colorés, me mettent dans le bain. Le générique d’introduction, surchargé, gâche mon immersion, mais la superbe séquence de batailles qui s’ensuit me reprend ; que de plans excellents, superbes enchaînements, animaction divine, pendant quelques instants… puis il a bien fallu les faire parler, ces personnages charismatiques, et avec les nouveaux, qui le sont aussi, charismatiques, mais du genre antipathique. Dans ce japon décimé, il resterait encore et toujours ces abrutis gueulards, arrogants et querelleurs au pouvoir. Un scénario exacerbant le pire et accumulant jusqu’à l’absurde les tensions qui reste familier malgré le temps qui a passé. Désagréables relents. En tout cas, je me disais qu’à défaut d’autre chose, ce premier épisode serait beau et bien fichu, et j’ai été servi. La coupure sèche, en fin d’épisode, confirme cela dit qu’il s’agit bien d’un long métrage tronqué.

★ 7/10 ★