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Bienvenue dans mon livre, je suis Terhemis, auteur libre.


Intégrales

Assemblages de mes écrits en ouvrages cohérents et aboutis :

Phrases

De petits objets poétiques ou philosophiques autonomes :

Publications

Écrits construits, parfois longs, de tous types et sur tous les sujets :

95 / 98
Les épais murs de béton

Quelques fois, on avait dépassé un portail anormalement grand lui aussi. Nous n’étions jamais allés bien au-delà. Ce soir-là, nos jambes nous portaient, on avait passé l’un et l’autre une bonne journée. Ce soir-là, le portail était resté ouvert.

Impressions

Notes faisant suite à l’auscultation, plutôt brèves et denses :

58 / 58

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 57
Ce jour de mon enfance

La voilà, la débauche d’informations attendue, narrée au plus dense cette fois-ci. Mais avec elle, la nécessité de rester constamment sur ses gardes : des propagandes de part et d’autre, des vérités précaires, limitant le réel à des visions utiles aux dominants dont on ne sait pour le moment rien. Des clans, des passifs, des mythologies, et l’horreur toujours, dans ce présent d’on ne sait plus quand se connectant à celui d’avant par le pouvoir des titans, distinguant les uns des autres, faisant de certains humains des moins que rien bons à donner aux chiens, à mettre dans des camps, ou à transformer en colosses anthropophages irrationnels. Outre cet ailleurs, cette oppression qui y règne, et une probable situation continentale en regard d’une autre insulaire, je n’ai, durant ce premier visionnage de ce cinquante-septième épisode, à peu près rien compris. Scénario complexe, qui ne cesse de tisser en même temps qu’il dévoile. Il faudra faire les liens et mettre ou remettre en place le moment venu, et probablement tout regarder de nouveau, une fois le puzzle complété, pour vérifier la cohérence et chercher les éventuelles incohérences. En attendant, je tente de suivre, arrimé au propos, avec un plaisir net.

★ 7/10 ★

57 / 58

Yowamushi pedal
Saison 1, épisode 04
Shôkichi Naruko

Du vélo toujours, dans une situation qui s’éternise (la poursuite du pseudo-loubard dans sa voiture personnalisée) alors qu’elle n’est pas du tout intéressante, si ce n’est qu’elle permet au protagoniste de se lier avec un autre personnage, de se faire un nouvel ami, tout en apprenant toujours à utiliser correctement son vélo… mais bon, impossible de me plonger dans cette histoire qui tente de nous faire croire qu’un lycéen n’a jamais passé une vitesse et qu’il n’a même pas remarqué qu’un deuxième plateau ainsi qu’un sélecteur au niveau de la poignée avaient été récemment installés sur le sien. Vouloir insérer dans son fil narratif des surprises et quelque chose comme des rebondissements est louable, mais encore faut-il les choisir avec soin puis réussir à les amener intelligemment, ce qui n’est en l’occurrence pas le cas. Ça manque de subtilité à tous les étages, et sans pour autant parvenir à insuffler une véritable énergie à ces péripéties : c’est lourd d’astuces et de ficelles, froid visuellement, grossier côté relationnel et trop évident et didactique au niveau des dialogues. J’aimerais pouvoir m’en contenter pour tuer le temps, mais non, la recette est trop flagrante et l’univers insipide.

★ 3/10 ★

56 / 58

Yowamushi pedal
Saison 1, épisode 03
Je n’ai pas d’amis

Réussir à maintenir l’intérêt avec si peu sur le plan scénaristique est en quelque sorte remarquable… La compétition qui s’est poursuivie en première partie d’épisode a aidé, relancée à nouveau une ou deux fois grâce à quelques ressorts assez peu percutants mais qui ont le mérite d’exister. Comme d’habitude, les explications apportées aux petits nouveaux par les observateurs passionnés (intégrés précédemment au pied de biche) permettent de renseigner aussi le spectateur. C’est beaucoup trop didactique. La relation entre les deux cyclistes a cela dit progressé, l’un ayant gagné le respect de l’autre. Le protagoniste continue de découvrir ou de redécouvrir des sensations, ce qui est assez agréable, et les détails concernant le vélo, en tant qu’objet et en tant que pratique sportive, viennent habiller le tout, mais me laissent tout à fait froid. Bref, j’en ressors avec cette sensation malheureusement banale de m’être fait embarquer pour rien, ce qui est notamment dû au fait qu’aucune image ne peut me rester avec cette esthétique d’une platitude totale : urbaine, propre, à la luminosité et aux couleurs constantes, sans éléments ni climat, et restreinte par les objets calculés et les frontières étanches qu’ils forment constamment dans le visuel.

★ 4/10 ★