Impressions

Notes critiques faisant suite à l’auscultation, plutôt brèves et denses


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Stranger things
Saison 3, épisode 05
The flayed - L’armada

J’ai trouvé ça rêche et gueulard souvent dans le premier quart, mais j’ai pu m’investir quand même, au gré des événements nombreux, répartis désormais en trois fils parallèles, deux s’étant rejoints. Outre la cavale insipide dans ces bois sans âme, c’est cette autre progression dans ces locaux secrets et autres tunnels sans fin qui a opéré sur moi ; un amusant jeu de cache-cache, bizarrement plus crédible que ce pseudo-terminator russe infoutu de se débarrasser d’un shérif presque obèse et d’une mère de famille. Mais c’est une fois ces amuses-bouches passés qu’est venu l’impressionnant plat de résistance ; un poil facilement agressif du fait des flashs de lumière, mais ô combien réjouissant, dans cet hôpital soudain transformé en sale cimetière ; toujours ce motif qui mène les personnages principaux allant chercher la merde à fuir ensuite devant la menace, et à s’en sortir malheureusement dans tous les cas ; mais ces affrontements dont j’apprécie le côté brut de décoffrage complètent par leur intensité les cheminements, les quêtes et les enquêtes agréables qui les ont amenés ; un repas équilibré en somme, et même varié, très varié, composé y compris d’avarié, de gel corrosif, de chair apostrophée et de substance mobile et finalement monstrueuse. Après tout ça, j’ai trouvé la coupe salvatrice, parce qu’elle me permet à moi spectateur et contrairement aux personnages de prendre une pause, fort bienvenue malgré le second degré et les quelques moments d’intimité ponctuant l’horreur et les cris. Tout ça est tout de même sacrément difficile à doser, et ces scénaristes s’en sortent globalement très bien.

★ 7/10 ★

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Stranger things
Saison 3, épisode 04
The sauna test

Un quatrième épisode garni de séquences plaisantes, dont un final musclé, et d’autres plus laborieuses, qui ne présentait en tout cas pas la même fluidité globalisante que le précédent. Les séquences voulues comme touchantes (le dialogue entre la mère et sa fille, ou la détresse de la sœur qui voit souffrir son frère) n’ont pas eu d’effet sur moi. L’ambiance a aussi été neutralisée par l’absence d’une temporalité claire (ni jour ni nuit, ou bien l’un et l’autre comme par convenance) et de connexion entre les espaces : hormis le centre commercial qui, lui, a gagné en profondeur, les décors habités de personnalités et d’objets fétiches se sont absentés au profit d’intérieurs plus nombreux et banals. La ville manque soudain de consistance, les personnages arrivent ou repartent en voiture ou a vélo, mais nous manquons, nous autres spectateurs, d’une vision d’ensemble. Peut-être parce qu’elle ne cesse de s’agrandir (alors que je la concevais comme une bourgade un peu perdue) ou de se révéler à nous, sans qu’on puisse s’y balader, y flâner, s’y ennuyer ou s’y perdre – à trop scénariser et remplir leurs fictions, leurs auteurs en oublient parfois de les laisser vivre un peu et d’elles-mêmes, de nous laisser à nous comme à leurs personnages une sorte de marge de manœuvre et d’appropriation. Ce n’était pas mauvais pour autant, c’est simplement un peu inégal, ce qui est dommage pour une saison en huit épisodes.

★ 7/10 ★

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⋅ 80 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 3, épisode 03
The case of the missing lifeguard

Un épisode effrayant comme rarement, et en même temps très touchant. Nuit et pluie battante ; la musique qui me prend, m’emporte et chaque fois change, mais presque aussitôt me reprend ; rythme parfait : les séquences s’enchaînent depuis l’introduction superbe et toutes cette fois autour du même axe ; retour dans l’univers mental parallèle, perte de repères, sensations fortes ; des frissons plus loin ; chaque groupe en venant, à son rythme, à l’évidence. Le sucre solaire me manquera, mais j’aime au moins autant lorsqu’on danse ainsi à l’orée des abîmes ; et celle qui s’y fait tirer, et celle qui en bête vorace s’est faite transformer, et celui dans lequel le mal s’est incarné et dans le regard duquel on revit le renvoi final de la saison précédente… Que de moments, de souvenirs en dedans et dehors de la diégèse, d’images qui resteront, d’éclairs et quelques sursauts, le tout pendant que la fiction transforme le réel en terrain de jeu, affleure aux zones qu’on ne peut qu’imaginer, qu’imager, un tout parfois si accueillant, parfois bien inquiétant. Car dans la nuit rodent les Russes les rats les mutants mangeurs d’engrais et de pesticides et les envahisseurs de l’au-delà, rien que ça.

★ 10/10 ★

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⋅ 79 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 3, épisode 02
The mall rats

Le loup est dans la bergerie, je répète, le loup et dans la bergerie. Et la menace cette fois bien établie. Mais la dynamique s’est encrassée du fait de ce pan scénaristique, à savoir celui occupant les enfants, n’ayant pour le moment rien à voir avec ladite menace. Stratégie étrange s’il en est, puisque ils étaient les personnages principaux, et bancale, dans la mesure où c’était à travers leur regard que le surnaturel se frayait un chemin, plus crédible alors, jusqu’au spectateur. Est-ce à dire que toute subtilité, que toute ambiguïté est perdue ? Il y a bien ce discours politique : place de la femme, désertification des centres-villes, droit de manifester et guerre froide, mais traité avec cette légèreté enfantine (pour ne pas dire de manière simpliste) qui seyait mieux au fantastique. Reste ce titre alors : « The mall rats », traduit un peu précipitamment m’est avis pour la version française en « comme des rats » ; l’un avec l’autre me faisant penser que d’aucuns se retrouveraient coincés dans le centre commercial… ce qui n’est pas arrivé. Et je me souviens soudain que les événements tardaient dans les premières saisons à gagner en ampleur et en intensité, que les conséquences et l’action restaient petiotes dans des espaces relativement restreints – et j’aurais aimé, naïf que je suis, que la crise emprisonne déjà dans leur cage consumériste les rescapés de l’invasion. Au lieu de quoi l’on a tenté d’enjouer cette énième séquence de shopping rigolo – et vlan la publicité dans ta gueule au passage et qui te propulse en dehors de la diégèse –, en la soulignant d’un « material world » aux enceintes. Un peu maigre. Bref, du drame romantique assez bas de gamme pour les ados, de l’enquête à la cool pour les autres, le tout saupoudré de quelques problèmes d’adultes auxquels on n’a guère envie de prêter attention. Dit comme ça, ça se tient, et le point de vue narratif est en fait respecté. J’espère seulement que cette redondance de certains aspects (notamment celui du monstre…), que je constatais voire ressentais malgré moi, ne s’accentuera pas.

★ 6/10 ★

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⋅ 78 / 82 ⋅

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Saison 3, épisode 01
Suzie, do you copy ?

Replonger dans l’ambiance de cet univers fantasmé est un réel plaisir. Les fabricants ont bien compris qu’elle était leur meilleur atout ; ce n’est pas le seul, loin s’en faut, c’est simplement le plus fort ; et ils s’emploient à la concrétiser davantage, ils continuent de l’étoffer, de l’assembler en cadres par bonheur renouvelés : piscine, centre commercial, bureaux du journal local, colline verdoyante… dans lesquels s’affairent tels ou tels personnages puisque le temps a passé ; j’ai ressenti tantôt que les séquences s’enchaînaient un peu vite, comme de petites scénettes qui auraient mérité plus de temps ou avec lesquelles il allait être difficile de creuser quelque sujet que ce soit ; mais les liens dans les plans ainsi qu’entre les plans ont compensé ; les bons dialogues ont contribué aussi, à donner du corps, en précisant, souvent rapidement donc, les nouvelles situations ; j’apprécie toujours autant la présence de ces acteurs tous si charismatiques ; c’est cinématographique, théâtral presque, joyeusement kitsch en tout cas : le mouvement compte, et nous emporte dans une dynamique interrompue seulement par la coupe finale, arrivée tellement vite ; on est effectivement resté dans l’ébauche, voire dans l’esquisse en ce qui concerne l’enjeu principal ; rien de surprenant a posteriori, si ce n’est la facilité avec laquelle cette dynamique narrative me retourne à l’état d’enfant buvant chaque plan, cherchant à s’en imprégner comme si la vérité sur l’existence s’y trouvait évidemment.

★ 8/10 ★

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⋅ 77 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 09
The gate

Épisode qui confirme que répondre aux attentes est le plus difficile, qu’être à la hauteur des promesses narratives est une gageure. La musique (étrangement en retrait) et l’effort gigantesque fait sur l’intensité des couleurs et des contrastes n’auront pas suffi cette fois à effacer les couacs les ficelles et les facilités d’un scénario qui dans cette dernière ligne droite se sera effondré en la jouant petit bras sur tous les fronts. Tous les problèmes auront été réglés et sans grande peine. Fichtre, la vie est donc si simple ? Et les éventuelles métaphores que je me suis dit de temps à autre avoir peut-être ratées n’avaient en fait effectivement aucune consistance ? En tout cas, le retour en arrière a, de nouveau !, bien eu lieu… et les auteurs, en effaçant leurs prises de position récentes et en reniant la maturation de leur création, perdent là et probablement définitivement l’occasion d’en faire quelque chose de majeur ou d’important. C’était agréable, mais c’était vain. Les scènes fortes, parlantes, amusantes, touchantes, d’action atypique aussi, ont pourtant été déposées selon les règles dans cet ultime épisode (de saison ou non, peu importe), mais ce qui restera, ce sera cette banalité affligeante de bons sentiments accumulés dans ce cliché sans fin d’un bal de fin d’année sorti de nulle part. Et qu’ils osent, bon sang qu’ils osent !, après telle fin raplapla routinière nous montrer de nouveau – au cas où les budgets seraient débloqués ; cynisme lui aussi sans fin ; et ils le seront… – le mal qui roderait encore, me gave, me saoule et me dégoûte. Du coup, j’ai apprécié cette saison, et la préfère probablement à la précédente (dont je ne me souviens à vrai dire plus assez pour l’affirmer vraiment), mais n’en garderai que l’idée d’un plaisir éphémère, travaillé mais sage. Référencées plutôt qu’inspirées, « ces choses les plus étranges » se seront finalement contentées d’être à la hauteur de leurs personnages : sympathiques, et scolaires.

★ 5/10 ★

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⋅ 76 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 08
The Mind Flayer

L’attendais tellement, que n’y étais paradoxalement pas préparé, mais le chaos est arrivé, et il m’a chahuté pendant cette introduction qu’aurais aimé efficace, mais qui a installé trop rapidement et beaucoup trop facilement la situation de la première partie, singeant l’ambiance des jeux d’horreur et de survie, après avoir intégré comme un cheveu sur la soupe le rapport père fils du demi-frère. Aurais vraiment préféré que la mort s’instille plutôt qu’elle frappe, qu’elle n’emporte pas tous les militaires et tous les savants pour ne laisser que les personnages importants livrés à eux-mêmes… et éventuellement à leur fin, attendue et laborieusement amenée celle-là. Comme il aurait été intéressant de donner vie et corps au complot à travers quelques-uns de ses employés embarqués anonymes, de leur et de lui donner temporairement une âme au-delà de ce chercheur en chef traité avec manichéisme. L’horreur en a quoi qu’il en soit profité pour devenir graphique et vaguement sanglante, esthétique donc et même frontale plutôt que diffuse. Temporairement, et relativement maladroitement. Puis, une fois sorti du laboratoire annihilé, place à la torture légère pour le personnage, moins pour moi, car à coups de bon sentiments familiaux et de souvenirs aimants, étalés à la larme de crocodile et à la grosse cuillère sur l’intrigue qui elle perdure et passionne : le contexte et l’univers restent fantastiques, l’on est baigné dedans, immergé, toujours grâce à la musique, à l’image sombre, bien cadrée, bien habillée. Les percées, les retournements de situation, les va-et-vient scénaristiques font l’amour au spectateur, à son cortex, après l’avoir tant caressé et en continuant de le faire, de le mettre en abîme, en analogie métaphorique puisque que ne fais pas bien moi la différence ; jusqu’à ce final donc, touchant et frappant, jusqu’à ce regard échangé et magistral, jusqu’à ce sourire si juste du jeune et mauvais acteur. Il était bien là, le point clé, le nerf le plus sensible de cette histoire sur plusieurs heures, de l’histoire de cette seconde saison : un couple séparé, dont la moitié féminine a cheminé, a dû cheminer, disparaître une deuxième fois et encore plus loin ou profondément, pour réapparaître enfin, transfigurée, au meilleur des moments car au pire des moments et tandis qu’elle peut aider. C’était bon, diable que c’était bon malgré les défauts.

★ 8/10 ★

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⋅ 75 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 07
The lost sister

Introduction très efficace, qui mène à un voyage initiatique pour le moins dépaysant et charmant, charmant mais pas dénué de menaces et habité par la subversion ; épisode à part, au déroulement parfait, qui renouvelle le charisme et tente la focalisation sur un personnage dans le groupe et sur son parcours (à la manière donc, de The Leftovers, d’après mes critères). Ce personnage est suffisamment fort pour porter et entretenir à lui seul ces fardeaux que sont l’intérêt et la motivation du spectateur, mais les créateurs ont voulu mettre le paquet et l’insérer dans un groupe, que dis-je, une escouade, qui d’un certain côté apporte, de l’autre retire : cette escouade fait envie, aimerais m’y joindre, participer de sa quête vengeresse, mais elle et son monde ne conviennent guère aux sensations que doit véhiculer la série, elle et lui nous sortent de son univers à elle, si puissant, et de l’enfance, ils nous plongent en pleine adolescence, en révolte et rébellion, en opposition avec l’autorité plutôt qu’avec les cauchemars qu’on fait avec les autres éveillés. Intéressant contraste : ce sont les anonymes besogneux de la diégèse qui cette fois voyaient l’impossible et étaient mystifiés par lui, et nous autres spectateurs initiés qui n’avaient plus qu’à profiter du spectacle, protégés à notre tour par ce rideau derrière lequel se cachent ceux qui savent et complotent (« fourbencent », dirait mon père)… Et si ces cauchemars sont d’emblée fictionnels et parfaitement à-même de porter la fiction, cette société policée et conformiste elle, doit être approchée avec une toute autre subtilité, celle que demande pour être traitée une situation inextricable et bien réelle dans laquelle le spectateur baigne déjà… Ainsi donc, cette heure qui en valait bien deux, et qui aurait d’ailleurs franchement bénéficié du format d’un long métrage (pour donner davantage de temps aux émotions notamment), se sera révélée être un détour plutôt qu’un nouveau départ, ce qui me frustre un peu. Mais ce détour aura su alimenter et renforcer la motivation dont il était question tantôt et transmettre au final une bien agréable envie d’en découdre ! Avec tout ça, pourrais une fois de plus oublier de les mentionner, et la note parfaite ou presque ne choquerait pas, mais c’est un fait, Stranger Things me fait de l’effet, en témoignent ces frissons légers qui m’ont parcouru en plusieurs moments de la narration, de cette très, très maîtrisée narration.

★ 9/10 ★

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⋅ 74 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 06
The spy

Pour partir en sucette, c’est en train de partir en sucette ; des morts il y a eu, mais des sans nom sans apparence sans passif, reste que la menace grandit et s’approche ; La musique et l’image(rie) mêlées sont simplement fantastiques – c’est différent de quelque chose qui serait grandiose, mais non moins bon, ça ne s’adresse simplement pas aux mêmes récepteurs en moi : c’est à la fois parfaitement différent de The Leftovers, peut-être moins universel et diffus, tout en excellant d’une manière similaire… Factuellement ou concrètement, suis dépassé, car c’était dense, ça ne s’est pas arrêté pendant une heure comme pendant les deux précédentes au moins ; les différents pans scénaristiques et narratifs étaient cette fois traités avec le même génie : de bons dialogues, des situations tantôt amusantes, tantôt touchantes, tantôt effrayantes, le tout donc dans ce montage visuel et sonore parfait, ou, pourrait-on dire, d’une fluidité grisante voire jouissive. Un menu complet et gouleyant en somme, qui réussit pourtant à ne pas du tout écœurer.

★ 10/10 ★

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⋅ 73 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 05
Dig dug

Pas encore de mort, d’explosion du carcan, mais les situations intéressantes ou mémorables s’enchaînent, les labyrinthes se font écho, celui qui se répète au sein de la mer, celui dans le sol de la ville et qui mime soudain les intestins ; on est en plein dedans, dans la narration, dans les corps, dans les luttes, dans le marasme qui n’en finit donc pas de s’étendre ; mais puisque donc personne pour le moment ne meurt, le cycle des histoires est perpétué et son observation fascine ; on se rapproche aussi clairement ou plutôt sombrement d’un Silent Hill, ça gagne en force, en intensité légitime, tout en faisant preuve de charisme (depuis la tenue de hockeyeur aux communications radio en passant par les bolides et les coupes de cheveux jusqu’à la salle d’arcade et les maisons eighties) ; pour moi, du pur bonheur, long mais pas mou, ni lent ni trop rapide, avec un final en cut frappant ; il n’y a que l’enquêteur geek qui fait pâle figure face à ceux des X-Files, et la virée du couple qui du coup en pâtit, ainsi que le duo de faux frère et sœur qui se répète au profit du mystère qui dans ce cas s’étiole ; notons enfin que la difficile expansion du réseau d’initiés (qui risque à tout de moment de rompre l’équilibre et la crédibilité) se fait (encore une fois, lentement et sûrement, inévitablement, comme ce réseau souterrain…). Apprécie aussi que les cheminements se séparent et se distinguent : chacun sa merde, et chacun fera de son mieux, pour en sortir grandi ou… décédé.

★ 9/10 ★

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⋅ 72 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 04
Will the wise

Quelques choix dans le jeu d’acteur et la réalisation m’ont d’abord et brièvement rebuté, puis la somme des qualités, aussi bien graphiques que scénaristiques, m’a emporté ; c’était très bien fait ; le scénario s’affirme et l’identité de la série avec lui, ça s’autonomise, ça exploite quelques ingrédients d’ambiance et de décor mais ai désormais l’impression que le premier épisode de la saison était un dernier hommage en transition ; l’intensité est nette, chaque plan compte enfin, les détails clés sont diffusés au compte goutte mais le dessin d’ensemble se forme (en dehors de la diégèse comme en elle d’ailleurs) ; les personnages impliqués le sont de plus en plus et il semble qu’il ne pourra pas y avoir, si les créateurs et auteurs sont honnêtes, de retour en arrière ; l’espère ; espère que ça va barder ; que le berceau de l’histoire sera effectivement explosé, que Stranger Things en sachant évoluer sera transfiguré et que le talent desdits créateurs pourra se déployer ; ce que le prologue à Chicago annonçait ; Quelques plans mémorables quoi qu’il en soit, le dernier dans le tunnel, ceux menant au chat qui se fait dévorer, celui surtout d’Elf-Jane rencontrant sa mère folle et prostrée qui soudain se volatilise en fumée ; les engueulades, les inquiétudes, les coups de pression, la détermination, les motifs esthétiques et narratifs, la fluidité, la musique, le travail sur le son… j’avais envie que ça ne s’arrête pas, mais suis plutôt comblé et reconnaissant qu’autre chose maintenant que c’est fait.

★ 10/10 ★

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⋅ 71 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 03
The Pollywog

Efficace, le fait d’affronter l’horreur depuis le point de vue des enfants la rend très nette ; ce qui est montré, peu à peu comme il se doit, préserve ainsi sa crédibilité (malgré l’imagerie de synthèse gentiment dégueulasse) ; la tension était souvent amenée artificiellement (montage, dérapages et chocs), mais au moins ce n’était pas mou comme l’épisode d’avant, l’on sent pendant tout l’épisode que ça peut basculer vers le pire, et le final s’est révélé être à la hauteur et cohérent ; le déroulement s’appuie sur quelques ficelles et bizarreries, mais rien de choquant ; et surtout la musique transforme et transporte ; l’ambiance et le contexte étant plutôt agréables à nouveau, ce qui a permis au contraste avec l’horreur de réapparaître ;

★ 7/10 ★

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⋅ 70 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 02
Trick or treat, freak

Sans enjeu, ça patine ! Et on est loin du génie d’un Halloween à Sunnydale ! C’était plat et mou et redondant avec le premier… Ça m’a paru long, et ce n’était pas bon… Fatigue joue sans doute, mais rythme narratif clairement mal géré.

★ 4/10 ★

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⋅ 69 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 2, épisode 01
MADMAX

Narration sous pression et tout en charme ; musique fantastiquissime, travail sur le son excellent, image géniale, rythme qui va bien, scénario qui promet, toujours les bons ingrédients, la bonne manière ; ai pris beaucoup de plaisir à suivre ces 45 minutes de fiction, à plonger dans un passé exotique, à vivre à hauteur d’enfants intelligents et différents, happé par le charme de la sœur du protagoniste de la saison dernière, transporté par les dialogues pourtant simples, du fait des regards et de la mise en scène ; ai même frôlé la peur, tandis que cette porte s’ouvrait sur l’inconnu, sur tous les possibles et les pires menaces. Ne me rappelle cela dit d’à peu près rien déjà quant à cette première saison… les personnages présents me sont familiers, les absents le sont tout à fait… Bref, ne sais pas si c’est redondant, ne sais pas si ça dépasse ou compense ou complète ce qui m’avait manqué ; sais simplement qu’ai pris mon pied, qu’ai été transporté, que n’ai pas vu le temps passer – et le temps ainsi que l’espace sont clés. Mon contexte désertique joue ; Stranger Things en oasis. Mais au moment de mettre le 10/10 je me dis que… tout de même, c’est un peu fort, et que je m’emporte alors que ça va se dissiper (comme la première saison ? que voudrais bien revoir d’ailleurs…). C’est ce mystère, qui une fois dissipé… D’autant que c’est le même mystère – et donc la même recette en plus des mêmes ingrédients ? – que l’année dernière… Rah mais les références, la présence, le plein de, les lumières… Et puis j’y pense, l’introduction était canon !

★ 10/10 ★

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⋅ 68 / 82 ⋅

Stranger things
Saison 1, épisode 08
The upside down

Ai probablement manqué la moitié des dizaines voire centaines de références accumulées dans ce seul scénario qui a au moins le mérite de rester digeste et cohérent… Ne sais pas bien me situer cela dit, ne sais pas dire ce qu’il reste à cette recréation-là, ce qu’il lui reste si on lui retire, justement, toutes ces références. Et quand bien même il ne lui resterait alors rien, ne suis pas sûr que ce soit un problème. Il est clair que j’ai passé un bon moment, que j’ai ri et même rêvé, de vivre ces aventures, d’être à la place des personnages. Ai du coup rarement apprécié comme ici la fin heureuse, car elle correspond aux attentes d’enfant que développe la narration, y compris chez le spectateur. Je suppose que la tension, là où ça coince, est à chercher du côté de ce personnage de la mère dont l’enfant a disparu, et qui ne m’a jamais véritablement convaincu. Je suppose qu’un travail plus poussé sur la folie, sur le doute, sur l’essence du fantastique donc, via notamment un contexte diégétique plus fourni, plus incisif ou cruel, aurait fait une nette différence. L’hommage répercute les faits sans véhiculer les mêmes interrogations implicites qui faisaient la force, la puissance même, des originaux. Point de psychologie et presque aucun trouble malgré les thématiques du monstre dans le cadre de l’enfance et de l’adolescence, point de folie en symétrie chez les adultes, qui ne doutent pas bien longtemps. Trop peu de sous texte, trop peu d’ampleur aussi, tandis que les personnages finissent semblables à ceux qu’ils étaient quand ça a commencé malgré tout ce qu’ils ont vécu ! J’ai aussi passé une bonne partie de ces 8 heures à espérer que ça parte en vrille, que le chaos ne fasse plus qu’infuser très doucement mais s’installe comme la situation l’exige, au-delà de cette maison qui d’ailleurs ne prendra pas feu… mais là encore, les événements restent feutrés, bien installés dans leur velours de synthèse pas transcendante, le train narratif ne déraille pas, bien maîtrisé qu’il est, bien huilé par le système de production industrielle pour mener spectateurs et producteurs vers la deuxième station, pour les déposer en deuxième saison… On verra ce qu’elle apporte, mais en l’état, on est en droit de se demander si ce résultat, agréable, est tout ce dont les créateurs étaient capables, si ce monde à l’envers n’est effectivement qu’une copie un peu pâle qui ne mérite pas qu’on y installe nos rêves les plus sombres…

★ 10/10 ★

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⋅ 67 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 16
Faire passer les autres avant soi

Le déroulement suit son cours, ça bouge bien, c’est toujours très propre visuellement, et pourtant, je ne suis qu’assez peu emballé. Le duo que forme le protagoniste avec le combattant hyperactif et presque écervelé occasionne quelques interactions sympathiques, mais la menace en face ne valait rien, et les inserts récurrents sur le geignard ont encore cassé le rythme déjà pas fougueux. Il y a aussi ce schéma consistant à nous en dire plus sur le monstre juste après qu’il a été découpé pour de bon et pendant qu’il se dissipe. Des bribes qui viennent toujours dans les mêmes conditions, a posteriori, insuffisantes, et qui en plus qui justifient et plaignent trop souvent, dans une sorte d’apitoiement constant, de morale bon marché. L’épiphanie est même venue, cette fois-ci, annuler purement et simplement une colère qu’on nous avait présentée comme terrible quelques instants plus tôt. Ce n’est pas absurde, ça se défend, mais j’y vois quand même des maladresses qui rendent ce divertissement plat malgré ses bonnes intentions et ses qualités.

★ 6/10 ★

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⋅ 66 / 82 ⋅

Koutetsujou no Kabaneri
Saison 1, épisode 15
Unato kessen 3/3

Il s’est passé tellement de choses en une vingtaine de minutes ! De véritables montagnes russes, qui ont pourtant laissé toute leur place à la beauté et à la poésie, incrustées dans puis entre puis à nouveau dans la férocité des affrontements. Continuité de plans magnifiquement cadrés, aux couleurs et lumières fascinantes, et de séquences animées et coupées avec les mêmes excès dont il est question. Du sens est même venu justifier des séquences qui m’avaient un peu gêné précédemment ; l’ensemble étant cohérent. J’ai douté au début, tandis que tout allait soudain mieux puis qu’on retournait dans le passé, mais ces phases se sont révélées en être, et diablement courtes au global. La musique n’était pas en reste, expressive, emballée, pleine de subtilités pour autant ; et elle évoque forcément Shingeki no kyojin des mêmes fabricants, ce qui ne fait pas de mal ; d’autres points y renvoient aussi, tels que la consistance des personnages féminins, oscillant entre la douceur fragile et les éclats voire la surpuissance cosmique, rien que ça – Mikasa et Mumei, même combat. Les relations entre les personnages en ont profité et, malgré le rythme et la brièveté, ont ainsi gagné en densité. Les quelques scènes de conclusion enjouées ont par ailleurs confirmé le point de vue des créateurs, décidés à faire valoir leur opinion quant aux sentiments et aux cycles – la destruction côtoyant l’amour bâtisseur, l’horreur et le sang la douceur, la haine l’espoir, et ainsi de suite. Un condensé de la vie en somme, qui se fraye toujours un chemin, quoique nos sens paradoxalement aveuglants nous empêchent de l’observer – et plus ces sens seraient sollicités, plus nos sensations seraient exacerbées, plus ce phénomène (d’une vie qui nous dépasse et en quelque sorte nous survit justement) nous échapperait. Je ne me souviens plus bien de la série qui précédait, si ce n’est qu’elle m’avait régulièrement agacé, mais ce long métrage, je prendrai clairement plaisir à le revoir, notamment dans sa forme indivise si j’en ai la possibilité.

★ 9/10 ★

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⋅ 65 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 15
Le Mont Natagumo

Tant de temps perdu dans ces joutes verbales puériles, et, pire finalement, dans ces explicitations vocales des faits cinématographiques et scénaristiques. Lenteur retrouvée après les sketchs d’entrée ratés, mais une ambiance nocturne hostile et poétique qui transparaît parfois, entre les cris inutiles. Le fait que les ennemis ne profitent pas des défauts de leur adversaire les rend d’entrée caduques car bêtes ou incompétents, ce qui est renforcé par les anonymes qui à la place des personnages principaux se font avoir. Je suis déçu, aussi, par la manière d’amener les rencontres : sommes simplement guidés par les piafs parleurs et trop bien informés jusqu’aux repères (sans recherche donc, sans enquête, sans errance non plus), où seules des proies égarées semblent venir perturber ou nourrir les monstres. Et puisqu’il n’y a jamais de contact porteur de sens avec la vie de la cité, puisque ce monde que sont censés défendre les guerriers que nous accompagnons n’existe qu’en théorie trop souvent, alors leur raison d’être et d’agir, et la nôtre de regarder, s’efface, laissant peu à peu sa place à l’ennui ; ce qui n’adviendrait pas si les scénaristes assumaient la médiocrité de leur matière et la compensait ou complétait sincèrement. Au lieu de quoi l’on se paye tout ce faux contexte qui me fatigue, et toujours à cause de cet abject formatage industriel.

★ 3/10 ★

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⋅ 64 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 14
Le Blason des glycines

Ça valait le coup de poursuivre ! Ce quatorzième épisode m’a beaucoup plu. Non seulement le combat en première partie était bien animé et très mouvementé, mais la deuxième partie m’a surpris, en changeant son format vers quelque chose comme une succession de sketchs, qui m’ont fait rire de bout en bout. Ce trio de personnages, pour cette fois du moins, s’est équilibré en rebonds, réparties et contrastes constants. Il compose une brochette bigarrée. J’ai pu souffler un peu aussi en sortant de ces logements trop similaires et rigides du fait de l’usage permanent de l’imagerie informatique. Ce n’est plus folichon en extérieur, mais au moins ça respire. Et il y a aussi ces éléments secondaires, tel que le chat apparu et presque aussitôt disparu dans l’épisode précédent, ou les motifs sur les couettes dans celui-ci et tout ce qui tourne autour de cette plante repoussant les démons, qui agrémentent et concrétisent cet univers construit. L’envie d’y replonger est revenue.

★ 8/10 ★

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⋅ 63 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 13
Ce à quoi je tiens plus qu’à ma vie

Outre l’affrontement plus abouti, les profils psychologiques se sont précisés, et j’apprécie qu’ils se complètent. Plusieurs facettes supplémentaires du personnage insupportable ont été dévoilées avec un certain soin et les événements s’enchaînent plutôt bien. Il a fallu en revanche que les dernières minutes m’agacent nettement par l’absurdité de leur contenu, avant qu’une coupe franche au moment de la libération vienne me frustrer encore davantage. Le procédé, quoique désagréable le plus souvent, est connu et attendu, ce n’est pas le problème. Le problème tient dans la manière d’amener cette tension, très pataude en l’occurrence, toujours du fait de l’inaction et de l’inertie du protagoniste qui tarde à agir, sans justification, simplement parce que c’est utile aux narrateurs. Je reste donc malgré moi sur cette mauvaise impression finale, et imprégné de la lourdeur de l’ensemble.

★ 6/10 ★

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⋅ 62 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 12
Zen’itsu dort, le sanglier montre les crocs

C’était lent et répétitif. J’ai profité des quelques secondes de belle animation sur la fin, mais deux des trois ennemis (ceux sans histoire ni nom, et dont on aurait tout aussi bien pu se passer) se sont fait pourfendre en une demi-seconde entre temps et malgré les longueurs ayant mené jusqu’aux affrontements. Ces narrateurs font durer, sans remplir, sans nourrir, en arrosant de dialogues quadrillés et vains, en habillant des mêmes expressions faciales et des mêmes attitudes. Si bien que je ferais mieux d’écrire à propos de ce que j’ai lu et vu d’intéressant avant ça, hors champ du divertissement, et de laisser à ce dernier le soin de me reposer, voire de m’ennuyer, très temporairement du moins.

★ 5/10 ★

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⋅ 61 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 11
La Maison aux tambours

Longue introduction très laborieuse, notamment du fait de l’apparition d’un personnage absolument insupportable parce qu’il n’arrête pas de gueuler et de gesticuler ; le pire étant que son attitude contredit ce que le scénario avait mis en place jusqu’ici, et particulièrement pendant la sélection à laquelle il aura survécu, contrairement à tant d’autres, malgré sa hantise et sa couardise ; j’ose espérer que ses compétences se révéleront, le moment venu, époustouflantes pour compenser, même si ça paraît difficile étant donné la purge qu’était cet épisode, qui jouait quand même la carte de l’horreur et tentait d’instaurer la peur chez le spectateur aussi, ce qui était bien sûr impossible dans ces conditions ; les gémissements et hurlements ont persisté, excessifs, sans que ça ne dérange plus que ça un protagoniste auquel je ne pouvais dès lors plus du tout m’identifier ; la capacité de l’ennemi, ébauchée de manière pertinente par interstices entre ces frasques, m’a semblé à l’inverse plus intéressante ou avoir un meilleur potentiel que celles des du duo d’adversaires précédents ; rien à l’image ne m’a touché, mais quelques notes ou sons m’ont davantage interpelé ; j’ai regardé cet épisode parce que j’avais commencé la série plutôt que par envie, reste à voir si le phénomène se reproduira encore et pendant combien de temps…

★ 3/10 ★

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⋅ 60 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 59
De l’autre côté

Cette mélancolie finale était exquise. Nous avions malheureusement déjà vu ce que les personnages principaux découvrent alors enfin, et c’est à mon avis une erreur scénaristique, mais l’effet, grâce à la longueur, à la lenteur, s’est tout de même aussi produit sur moi, à force de belles images, de couleurs inédites, d’une lumière puissante, dans cette situation à la fois fantasmée et si simple. En contrepoint, « de l’autre côté » : l’horreur de la guerre qui s’annonce ou qui ne cesse de s’éterniser, et le désespoir attenant. C’est très fort, très juste, d’autant que le protagoniste soudain a mûri. Si ce n’est qu’il mûrit en fait depuis tout ce temps, agressé comme tous ses pairs encore vivants par les événements et les informations. Outre ce bref voyage vers la conclusion temporaire, il y a eut ce dialogue qui m’a semblé un poil répétitif avant la remise des médailles, puis, pendant cette dernière, une incompréhension rageuse sortie à son tour de tréfonds sibyllins. Ça ressemblait à une fin… Et effectivement, puisque le scénario mime les cycles guerriers et meurtriers de l’humanité, la suite ne pourra sans doute se prémunir tout à fait d’une certaine redite. En tout cas, ces mots qui viennent d’eux-mêmes ne trompent pas : c’était un épisode fort, sans la moindre violence pour une fois, et que l’on doit à ce scénario monumental qui nous réserve probablement encore de belles surprises. Il faudra se contenter de ce passif et de ce potentiel certain en guise d’appétence pour l’après. Là encore, ça change des frustrations terribles d’alors. Cette demi-saison qui vient de s’achever n’en était pas moins exceptionnelle, et le tout qu’elle forme avec la précédente est absolument remarquable. Cette série m’est d’ailleurs d’ores et déjà infiniment précieuse. En l’état, elle est une ode à la douloureuse complexité du vivant, qui promeut une fougue en tant que répondant, la seule qui permettrait d’aller de l’avant malgré l’incompréhension et dans l’obscurité. Une fougue coûte que coûte, légitimement constellée de doutes et d’arrêts temporaires pourtant, ainsi qu’en atteste ce dernier épisode avant la dernière saison, prévue pour la fin de l’année prochaine.

★ 7/10 ★

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⋅ 59 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 58
Le titan assaillant

Du dialogue uniquement, mais l’histoire est si prenante, la quantité d’informations telle, que ça passe, et vite. Je constate que chez WIT aussi, animer des expressions faciales et des attitudes fines est plus difficile et le résultat moins bon que lorsqu’il s’agit d’animer de grands gestes en pleine action. J’apprécie grandement le parallèle entre les époques, ou plutôt la continuité dans le temps grâce au fantastique, et de voir surgir encore le surnaturel dans cet univers pourtant déjà rempli d’horrifique merveilleux : du fait de ces savoirs qui surgissent, la réalité ne cesse de s’amplifier et de devenir à la fois de plus en plus vaste et de plus en plus complexe et dingue. Le tout avec une belle lisibilité, même si je ne réussis pas à faire tous les liens en premier visionnage. Il reste qui plus est du non-dit traversant cette accumulation de révélations (en l’occurrence chez Mikasa, qui aurait effectivement des raisons de déprimer face à une mort prématurée annoncée…), et le fait que les informations soient véhiculées intelligemment (notamment au gré d’audiences et de rassemblements) me ravit. Je ne peux cela dit occulter parfaitement cette espèce de creux dans lequel l’histoire se situe : les leviers vers l’après manquent, et la tension est redescendue au point de disparaître tout à fait, même si une menace renouvelée vient d’être formulée. Le spectateur que je suis ne la sent pas pour le moment, et je me demande comment elle va être réintroduite concrètement. Comparé à la situation initiale explosive et qui n’a cessé de s’affermir depuis dans une crise permanente, le genre de trêve actuelle fait bizarre.

★ 6/10 ★

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⋅ 58 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 57
Ce jour de mon enfance

La voilà, la débauche d’informations attendue, narrée au plus dense cette fois-ci. Mais avec elle, la nécessité de rester constamment sur ses gardes : des propagandes de part et d’autre, des vérités précaires, limitant le réel à des visions utiles aux dominants dont on ne sait pour le moment rien. Des clans, des passifs, des mythologies, et l’horreur toujours, dans ce présent d’on ne sait plus quand se connectant à celui d’avant par le pouvoir des titans, distinguant les uns des autres, faisant de certains humains des moins que rien bons à donner aux chiens, à mettre dans des camps, ou à transformer en colosses anthropophages irrationnels. Outre cet ailleurs, cette oppression qui y règne, et une probable situation continentale en regard d’une autre insulaire, je n’ai, durant ce premier visionnage de ce cinquante-septième épisode, à peu près rien compris. Scénario complexe, qui ne cesse de tisser en même temps qu’il dévoile. Il faudra faire les liens et mettre ou remettre en place le moment venu, et probablement tout regarder de nouveau, une fois le puzzle complété, pour vérifier la cohérence et chercher les éventuelles incohérences. En attendant, je tente de suivre, arrimé au propos, avec un plaisir net.

★ 7/10 ★

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⋅ 57 / 82 ⋅

Yowamushi pedal
Saison 1, épisode 04
Shôkichi Naruko

Du vélo toujours, dans une situation qui s’éternise (la poursuite du pseudo-loubard dans sa voiture personnalisée) alors qu’elle n’est pas du tout intéressante, si ce n’est qu’elle permet au protagoniste de se lier avec un autre personnage, de se faire un nouvel ami, tout en apprenant toujours à utiliser correctement son vélo… mais bon, impossible de me plonger dans cette histoire qui tente de nous faire croire qu’un lycéen n’a jamais passé une vitesse et qu’il n’a même pas remarqué qu’un deuxième plateau ainsi qu’un sélecteur au niveau de la poignée avaient été récemment installés sur le sien. Vouloir insérer dans son fil narratif des surprises et quelque chose comme des rebondissements est louable, mais encore faut-il les choisir avec soin puis réussir à les amener intelligemment, ce qui n’est en l’occurrence pas le cas. Ça manque de subtilité à tous les étages, et sans pour autant parvenir à insuffler une véritable énergie à ces péripéties : c’est lourd d’astuces et de ficelles, froid visuellement, grossier côté relationnel et trop évident et didactique au niveau des dialogues. J’aimerais pouvoir m’en contenter pour tuer le temps, mais non, la recette est trop flagrante et l’univers insipide.

★ 3/10 ★

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⋅ 56 / 82 ⋅

Yowamushi pedal
Saison 1, épisode 03
Je n’ai pas d’amis

Réussir à maintenir l’intérêt avec si peu sur le plan scénaristique est en quelque sorte remarquable… La compétition qui s’est poursuivie en première partie d’épisode a aidé, relancée à nouveau une ou deux fois grâce à quelques ressorts assez peu percutants mais qui ont le mérite d’exister. Comme d’habitude, les explications apportées aux petits nouveaux par les observateurs passionnés (intégrés précédemment au pied de biche) permettent de renseigner aussi le spectateur. C’est beaucoup trop didactique. La relation entre les deux cyclistes a cela dit progressé, l’un ayant gagné le respect de l’autre. Le protagoniste continue de découvrir ou de redécouvrir des sensations, ce qui est assez agréable, et les détails concernant le vélo, en tant qu’objet et en tant que pratique sportive, viennent habiller le tout, mais me laissent tout à fait froid. Bref, j’en ressors avec cette sensation malheureusement banale de m’être fait embarquer pour rien, ce qui est notamment dû au fait qu’aucune image ne peut me rester avec cette esthétique d’une platitude totale : urbaine, propre, à la luminosité et aux couleurs constantes, sans éléments ni climat, et restreinte par les objets calculés et les frontières étanches qu’ils forment constamment dans le visuel.

★ 4/10 ★

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⋅ 55 / 82 ⋅

Yowamushi pedal
Saison 1, épisode 02
Des membres pour le club

Le contraste entre les deux cyclistes donne du corps à cette intrigue assez convenue. C’est surtout le caractère du protagoniste, certes prédisposé, mais surtout geek, qui rend cette introduction plutôt savoureuse et amusante. La musique s’est révélée enthousiasmante à deux reprises. Les ressorts pour initier puis relancer le défi, sans être transcendants, ont plutôt bien fonctionné. Je suis partagé quant au dessin des personnages, pas partagé du tout quant aux couleurs et aux décors particulièrement fades. Au moins y a-t-il un enjeu clair, dans la transformation très progressive du protagoniste qui découvre la vie, et qu’on devine lié à la compétition pour la suite. L’insertion récurrente des plans en image calculée par ordinateurs me pique par contre les yeux. Cette facilité empêche la réalisation de faire preuve d’ingéniosité.

★ 5/10 ★

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⋅ 54 / 82 ⋅

Yowamushi pedal
Saison 1, épisode 01
Je peux me rendre gratuitement à Akiba !

Énième série sportive, masculine et qui réserve aux femelles des rôles de faire-valoir, dans ce sempiternel univers scolaire japonais avec ses clubs, et son protagoniste ingénu qui s’avère(ra) être un prodige. Ce dont je suis plutôt client dans l’absolu (sic). Il s’agissait logiquement durant cette vingtaine de minutes de présenter les personnages, ce qui fut parfois assez laborieux, et de mettre en place un premier duel, qui parvient effectivement, mais artificiellement, à donner envie de regarder la suite. Hormis la petite originalité de ce protagoniste fan d’animation japonaise et effrayé par la compétition, pas trop mal exploitée, c’était donc très balisé… et assez moche avec ça. L’animation use comme d’habitude de ces séquences cartoon caricaturales, je trouve les visages et corpulences des personnages bizarres, leurs costumes de lycéens hideux, l’imagerie informatique dérangeante et le contexte scénique ou géographique complètement oubliable. J’estimais avoir envie ou besoin de me réfugier dans un shōnen à rallonge, mais ce n’est pas gagné… Il faut dire que j’avais relégué celui-ci au bout de la liste, notamment parce que le cyclisme me repousse plutôt qu’il m’attire, et que j’envisageais même de me passer pour cette fois de rédiger ces impressions épisodiques afin d’enquiller sans trop réfléchir, mais en fait non.

★ 5/10 ★

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⋅ 53 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 56
Le sous-sol

Au revoir l’action, ce fut relativement bref, ce fut bon… Il fallait bien reprendre le cours de cette histoire hors affrontements. Le déroulement récent, autant que le titre de cet épisode, nous y avaient en quelque sorte préparés, mais contrairement à ce qui avait été annoncé ou qu’on aurait pu espérer, l’accomplissement d’un des objectifs de la mission n’a pas entraîné, pour le moment ou aussitôt, de déluge d’informations. L’épisode s’est même révélé chiche, et lent. D’aucuns pourraient estimer que tout a été fait pour retarder vainement l’inéluctable, mais, au-delà des états d’âme d’Armin, j’ai pour ma part été transporté, et notamment dans le temps, au rythme lent donc de ces pas dans la ville en ruines, si douloureusement reconquise. Des pas vers cette destination supposée receler des vérités, et qu’il a encore fallu fouiller, mais qui, surtout, ont donné l’occasion à deux des trois personnages clés de revivre mentalement quelques instants cristallisés de leur enfance. Comme ces moments se passaient autour des tout premiers instants de la série, ce fut aussi un retour dans le passé, plusieurs années en arrière, pour le spectateur que je suis. Les personnages s’y sont pour leur part rendus physiquement, puisqu’ils ont arpenté les lieux, mais plus encore grâce à l’animation et à la narration, capables de dédoubler les corps et de tracer avec eux la voie comme l’on suivrait un fil mémoriel. Un épisode chiche, et lent, si ce n’est que, tout de même, le paradigme a changé. L’un des enjeux, probablement l’enjeu majeur d’ailleurs, s’étant soudain volatilisé, au profit de quelque chose d’autre… qui reste à définir et éclaircir. L’aperçu qui fut donné en épilogue me laisse à la fois ouvert et inquiet. Changer (en quelque sorte) d’univers en cours de route est dangereux, et il faudra découvrir cet autre chose, cette histoire par ce nouveau point de vue, pour savoir si cet autre chose, si cet univers étendu… me convient, me parle, et me plaît toujours autant. L’occasion de me rendre mieux compte que l’originalité, l’identité, de ce cadre médiéval étrangement technologique et plutôt scientifique que magique, même si fantastique… scientifico-fantastique dirais-je, m’était devenu précieux.

★ 7/10 ★

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⋅ 52 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 55
Soleil de minuit

Le problème de ces scénarios dans lesquels on peut ressusciter les personnages est qu’on n’en finit jamais. Les auteurs en viennent systématiquement à gâcher leurs effets. C’est carrément l’épisode précédent qui s’en trouve affecté cette fois-ci. En plus de ça, ça a tergiversé de bout en bout, au point de provoquer, à nouveau, des retours en arrière particulièrement frustrants et qui deviennent difficilement supportables dans ce contexte d’un récit dilué sur plusieurs années. Une bonne grosse déception en somme, même si ça se tient, même si c’est cohérent. Par rapport au dilemme que posait cet épisode, je constate, et c’est instructif, que le spectateur que je suis avait un point de vue complètement partial, lié au point de vue partagé par les deux personnages vivants du trio qui, c’est avéré, est le vecteur de l’émotion. Avec tous ces personnages charismatiques, je ne m’en rendais plus bien compte. Ces fictions s’adressent aux tripes, par l’empathie, et les personnages ne sont en quelque sorte que des outils au service de cette émotion, de cette mise en situation. Ils n’ont pas la même place chez le receveur, même si cette place peut varier d’un receveur à l’autre. En d’autres termes, on a des préférences, et ce que révèle cet épisode comme rarement d’autres l’ont fait, c’est que ces préférences sont cruciales. Les provoquer et les guider, réussir à en jouer, est sûrement l’un des rôles majeurs de l’auteur. Cette connexion entre le receveur et les médiateurs de l’émotion est prioritaire. Une fois qu’elle est établie, il est bon d’en jouer, d’amener les ruptures, mais aussi, donc, de savoir entériner ces dernières.

★ 7/10 ★

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⋅ 51 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 10
Nous resterons ensemble

Tout le poids de l’épisode précédent s’est envolé dans les attaques, le mouvement, le sang, et des dialogues relativement concis. L’opposition s’est jouée à la force d’un côté, à l’endurance, et de l’autre aussi dans un premier temps, puis beaucoup plus subtilement grâce à ce personnage féminin de médecin très mûr. C’est sa relation avec la sœur du protagoniste, elle aussi faite démone donc, mais autrement plus infantile, qui donnera ensuite toute leur texture aux dernières interactions. Ces quatre personnages qui restaient pendant cette séquence précédant le départ vers d’autres aventures étaient tout à la fois beaux grâce au dessin, aux couleurs, à ce trait spécifique, à ces costumes, aux coupes de cheveux, mais aussi bien écrits, bien distincts, tout en formant ces deux duos qui, in fine, avaient à dialoguer au-delà des affaires et de l’urgence. L’émotion a été là amenée puis exploitée avec la lenteur adéquate (pour peu qu’on puisse parler de lenteur dans ce format), tandis que celle qui anime un peu constamment le protagoniste, si je la trouve justifiée ou intéressante, me laisse davantage sur mes gardes. Le retour du jour, entre temps, a fait grand bien. C’est un peu ça aussi, cette série : un genre d’accumulations de cauchemars nocturnes, que le jour finit par évacuer. La boîte que porte dans son dos le protagoniste, sur le plan métaphorique, pourrait tout à fait être un cercueil portatif : il y trimballe le cadavre de sa sœur, que l’horreur ressuscite par intermittence…

★ 7/10 ★

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⋅ 50 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 09
Les démons aux ballons et aux flèches

Le fluide narratif a été interrompu sans cesse, par les réflexions lentes et vocales même si mentales du protagoniste, par les plans animés en images calculées qui détonnent, et par ces foutues attitudes caricaturales des attaquants, le pire étant ces rires sardoniques répétitifs de la fille. Trop d’incohérences sont de plus venues entacher l’affrontement, de la puissance destructrice de l’ennemi montrée avec emphase mais qui n’induit finalement aucun dégât irrémédiable, à la réaction lente, figée et bavarde des personnages attaqués. Le tout faisant émerger deux problèmes structurels : la fabrication des plans réalisés par différents animateurs, indépendamment les uns et des autres, pas forcément dans le bon ordre, et mêlés ensuite seulement, ce qui, je trouve, s’est vraiment senti, et ce formatage, cet étau temporel, qui impose tantôt de faire durer, tantôt de tronquer. Je suis du genre à apprécier la focalisation sur l’action, mais je la goûte visiblement assez peu dans ces conditions. Ce fut mou, alors que ça aurait pu, et m’est avis dû, être tranchant, sans quoi la supériorité et la létalité des adversaires perd toute crédibilité en même temps que la tension disparaît. Il n’est jamais évident d’arriver à ses fins, mais cet épisode m’a frustré voire énervé du fait de ce décalage entre la volonté affichée par les narrateurs et le résultat présenté.

★ 5/10 ★

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⋅ 49 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 08
Le Parfum du sang d'envoûtement

En voilà un épisode réjouissant ! Et notamment parce qu’il m’a surpris. L’univers y est développé à travers ces nouveaux personnages, toujours aussi charismatiques, et qui forment surtout un ensemble hétérogène en termes de passifs et d’objectifs. Ils ont donc des rôles bien distincts et leurs rencontres pas forcément courues d’avance donnent lieu a des échanges intéressants. Comme la trame sort des senties battus, rien ou presque ne semble définitif. Les bonnes idées affluent (envoûtement, passe muraille, médecine, l’espoir formulé avec rigueur et douceur…), même si quelques-unes me semblent saugrenues (en l’occurrence les attributs des opposants se déclarant en fin d’épisode), le pire (horrifique) à l’image côtoie le meilleur (japonisant et poétique), et je me retrouve à profiter simplement de cette composition chamarrée qui est comme offerte en présent sincère aux yeux du spectateur.

★ 7/10 ★

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⋅ 48 / 82 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 08
All the young dudes

Non seulement je regarde alors que je n’aime pas, mais en plus je me dois d’écrire dans la foulée. Quelle tannée. C’est hideux, les couleurs sont criardes et les plans et cadrages sans saveur, c’est le plus souvent mal animé, gavé de plans fixes et de visages hagards mal dessinés. Les personnages sont moches mais surtout ils sont cons, tous moches et tous vraiment cons. Le public est rempli d’abrutis encore plus naïfs et vaseux que les deux personnages clés. Ça n’en finit plus de dégouliner et de me plonger dans cet univers télévisuel que je hais. Mais le pire, ça reste ce mépris pour la musique et la culture souillées et chiassées et salies encore et un peu plus de caricatures abominables. Un mépris qui me révolte, parce qu’il suffit de sortir des grands médias et de l’univers dépeint pour être submergé par l’excellence et la créativité. À quoi bon se focaliser sur le pire et lui donner toute la place ? Et comment s’explique cette soudaine dose létale de grotesque ? C’est devenu complètement ridicule. Watanabe ou pas, c’est de la merde, j’arrête.

★ 1/10 ★

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⋅ 47 / 82 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 07
Show me the way

Cette fois, on touche le fond. Qu’on pende s’il vous plaît ces commerciaux déguisés en scénaristes ! D’où leur vient qu’ils n’ont pas le début d’un minimum de recul sur leurs idées foireuses ? Comment se fait-il qu’on leur ait donné carte blanche, y compris lorsqu’il s’agit de singer ce qui se fait de pire actuellement à la télévision ? Un concours de chant dans une fiction se déroulant sur Mars… est-ce que dit comme ça, vous la sentez, cette doucereuse odeur de navet ? Vous le voyez venir, ce petit robot rond et rigolo, qui déjà m’avait pris la tête dans l’épisode qu’il occupait entièrement, et qui fait cette fois semblant de savoir chanter ? Vous les voyez venir, ces personnages en costumes avec leurs attitudes grotesques, montrés frontalement, avec des inserts récurrents en contre champ sur ce trio de juges de pacotille anonymes et dépités – mais vraiment pas autant que moi –  ? Eh bien voilà, c’est cadeau. Cet ersatz de scénario parvient à écumer les plus mauvaises idées comme un ivrogne les bars, mais pire, le résultat final ne parvient pas, lui, à se défaire de cette ambivalence dans le traitement, qui se voudrait joyeux et bien marrant, alors qu’il jette à la gueule tout le mépris qu’on est en droit d’avoir pour ces méthodes à la moderne et à la cool et pour ces starlettes en courant d’air. Gros malaise de spectateur durant cette bien trop longue séquence itérant bêtement, et ne laissant même pas au duo de personnages clés la possibilité de compenser. Malheureusement, le reste était du même acabit : banalement direct et explicatif, bavard, simpliste. Il y avait pourtant une occasion à saisir pour joindre enfin, au moins sur le plan cinématographique, les parcours du duo et de celle qu’on présume être l’antagoniste, en mettant en parallèle les solitudes, mais même pas. Les scènes sont simplement présentées les unes après les autres, de manière décousue ou attendue. C’était l’épisode de la catastrophe, sans musique, sans chant, sans enjeu digne de ce nom, mais avec ses décors lisses et vides, ses caricatures à n’en plus finir et son final ridicule.

★ 1/10 ★

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⋅ 46 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 54
Héroïque

Une succession de moments incroyables, de moments clés, d’une intensité foudroyante à l’unité et formant un flot absolument incomparable durant cet épisode, comme ce fut le cas durant le vingt-et-unième. Un épisode de ce calibre tous les deux ou trois ans ? C’est le prix, c’est l’attente à payer, pour profiter d’un développement pareil, qui réussit à me faire hurler de soulagement rageur puis désespérer, choqué, les yeux embués. Je mâche mes mots, comme un titan mâche les gens. Triple ultime situation parallèle, avec les derniers des derniers face aux mêmes adversaires, s’est mise en place. Et non seulement ce fut habilement mis en place, mais ce fut traité dans la foulée, avec des réactions à la fois cohérentes et tragiques, qui noircissent le renversement de situation au point de rendre la survie quasi insupportable. J’en ai déjà trop dit. Il faut regarder cette série, avec attention, avec patience, et s’offrir cette transcendance-là. D’autant qu’à nouveau, le dernier plan s’est révélé violent, cérébralement troublant. Du tout au tout, de la douceur d’un souvenir d’enfance à l’horreur frontale implacable, et les deux qui se mêlent pour tout vicier. Sûr et certain que ces personnages seront changés, ainsi qu’ils n’ont cessé d’évoluer. Sûr que cette fiction laissera plus qu’une trace en moi. Elle est un sommet insurpassable auquel s’attaquer quand même et quoique la chose paraisse parfaitement absurde, car c’est ce qu’elle défend, depuis sa forme idéale jusqu’à son fond gargantuesque : un héroïsme, titre de l’épisode, que l’absurdité de notre condition ne saurait diminuer, mais provoque et renforce à l’inverse.

★ 10/10 ★

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⋅ 45 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 53
Domination absolue

C’est monté au scalpel : le final m’a brutalisé. Ce qui n’est possible que grâce à ce scénario, le meilleur que j’ai rencontré, ni plus ni moins. Ça bavarde pourtant, et sous la pluie d’obus. En réalité, ça dialogue plutôt que ça bavarde, pendant que l’ennemi se tait et assène, fort d’une supériorité absolument écrasante. L’auteur choisit de faire dire et réfléchir : que faire face à une telle supériorité ? Que faire d’autre que périr inutilement ? Trouver la bonne idée, trouver une stratégie encore, tant qu’on respire, ou bien jeter ses dernières forces et frontalement. Des fronts, justement, il y a en a deux. Deux équipes, deux situations distinctes encore qu’une même crise, atroce et sanglante, de part et d’autre de ces murs, qui laisseront pour sûr une trace en moi. Sur le premier front et pendant la première moitié d’épisode, ça s’est très mal passé, et l’on ne voit plus d’issue, l’ennemi s’étant même régénéré pendant que les chétifs s’affaiblissaient encore. Dés pipés, injustice flagrante, contre laquelle le spectateur par essence passif ne peut rien, tandis que les personnages qui la vivent perdent légitimement le moral. Sur le second front… même débâcle… si ce n’est qu’il reste là un espoir, une minuscule opportunité, qui survit dans un des cinq personnages clés, et grâce au sacrifice de tous les autres, grâce au sacrifice, aussi, de tous les autres espoirs. Voilà où cette histoire en est. Voilà où ce développement intelligent et respectueux nous à menés : au fond du gouffre, avec une seule lueur, visiblement inaccessible, une seule lueur rageuse pour toutes et tous. Et l’un des personnages de l’exprimer, voire de l’expliquer : peu importe, c’était ainsi dès le commencement – la situation de départ, dans cette diégèse, tout comme pour mes contemporains et moi, était catastrophique –, et la seule chose qui aura changé, c’est de n’avoir finalement plus eu d’autre choix que de regarder cette réalité en face. Alors les plans s’enchaînent, terrestres et aériens, dans ce mouvement physique et narratif jusqu’à la terreur, plus percutante encore dans les regards des suicidaires que ne l’était l’horreur des corps charcutés dans la brume de leur sang.

★ 9/10 ★

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⋅ 44 / 82 ⋅

Mix Meisei story
Saison 1, épisode 01
Le club de base-ball de Meisei renaît de ses cendres

Dessin d’antan, aux personnages impossibles à distinguer sans leur coupe de cheveux, présentés de manière didactique, sur un rythme plus que posé… C’était mou, mais doux, et le sport n’a pas pris toute la place : une intrigue lévite par là, sur ce terrain de sport du collège et concernant les membres de cette famille atypique, probablement recomposée. Ça ne m’excite à peu près pas du tout, notamment parce qu’il s’agit d’informations qu’on aurait pu nous présenter d’emblée et en quelques secondes. Ce que j’ai vu des méthodes cinématographiques pour mettre en valeur la pratique sportive ne m’a pas non plus beaucoup émoustillé. Ça semble daté, et sur ce plan sans le charme pour compenser ; faut dire qu’on n’est pas chez Production I.G.. Je ne sais pas si je trouve cette naïveté tranquille agréable, ou barbante. Ça me semble adapté pour des enfants qu’il s’agirait de ne pas rendre hystériques.

★ 4/10 ★

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⋅ 43 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 12
Programme libre de la finale du Grand Prix

Belle densité, choix narratifs intéressants côté compétition et résultats, mais gâchés par ces revirements enchaînés de dernières minutes quant au couple et qui cassent la simplicité décrite précédemment ; ai pris plaisir à observer et écouter, happé comme lors du premier épisode et souvent depuis, happé et incapable du fait du rythme de saisir, de bien saisir, ou plutôt de ressentir ; l’épilogue semble évoquer l’arrivée d’une suite, et il y aurait à y montrer et à y faire, ainsi que cette présentation en duo l’esquisse pendant cet ultime générique ; scénaristes font, plus tôt, dire au protagoniste : « il n’y a pas plus belle histoire que celle qui ne finit pas », et donnent à ce dernier les moyens de l’entretenir, la sienne propre, autant que celle qui l’unit à « Victoru », en continuant à patiner, avec ou sans lui en tant qu’entraîneur on ne sait plus ; il dit aussi : « pour nous, l’amour est sur la glace » juste avant que ne se referme la fiction ; des mots justes qui traduisent la nécessité de l’épreuve et de l’exercice, de se dépasser soi-même, mais surtout de dépasser les motifs qui nous ont inspirés et guidés ; il était question de cela, pendant le « libre », il était question d’émancipation, et par elle d’accéder à une forme d’égalité ou de dignité, seules capables peut-être, de pérenniser le couple et l’histoire. L’entremêlement de ces plans narratifs et philosophiques est tel que ne m’en démêle pas ou difficilement ; ne sais plus ni ce qui est important, ni ce que mon histoire personnelle en pense ; les questions de vocation, d’accomplissement, personnel ou collectif, de cheminements dans la solitude, l’errance, la souffrance ou maillés d’amour, d’émotion, de passion… Ne peux que déduire, in fine, l’altérité de cet objet narratif, soit idéaliste (comme le suis?), soit aveugle et qui entretient sa propre camisole : tous ces scintillements qui n’ont cessé d’égayer le glissement, ils m’ont aguiché et réconforté autant qu’ils m’ont inquiété ; cette luisance n’est pas une lueur, laquelle naît de l’effort et s’extirpe dans la performance, elle-même encadrée, enjolivée, rendue célèbre et sûrement aussitôt caduque ; ça, c’est ma triste vision solitaire voire individualiste à moi : il ne serait d’accomplissement que personnel, de véritable joie qu’en miroir de la véritable peine, intraduisibles, impossibles à communiquer ; nous serions incapables de communier. Yuri on ice est une ode chaste mais chaude à un idéal inverse, Yuri on ice est une ode à la liberté, à la possibilité de communier, sans considération de sexe (de genre), pour peu qu’autrui agisse aussi et qu’ensemble on acte.

★ 7/10 ★

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⋅ 42 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 11
Programme court de la finale du Grand Prix

Retour aux performances enchaînées, et déjà vues, mais le contexte a évolué, l’enjeu aussi, la tension avec ; chacun des personnages, suffisamment construits pour qu’on les comprenne, vit l’expérience à sa manière ; le protagoniste fait apparaître une colère et une amertume, sentiments inédits ; c’est surtout le fait qu’il ne soit pas le clou du spectacle, mais au contraire plutôt mal classé et commençant donc en premier, qui permet de voir les choses différemment et sous un angle intéressant, tandis que lui comme nous ne pouvons que constater, impuissants, que les concurrents font mieux, et les admirer ; l’animation était à la fois hachée par le montage et omniprésente : ce sont les derniers moments de cette fiction originale, spéciale, qui m’échappe : elle me plaît, et me parle, sans pourtant s’adresser à moi ; suis à la fois peu touché, et relativement impliqué tout de même ; le suspens quant au résultat de la compétition fonctionne, mais ne m’importe pas plus que ça : le mouvement est prioritaire, celui qu’exprime la danse mais qui existe d’abord dans la relation entre ces simili-humains. Ils sont la trajectoire ; leur soif de victoire n’est pas démesurée ; elle ne changera effectivement pas la face du monde : parlais précédemment de l’influence de leur geste sur autrui, mais au-delà d’un public d’amateurs éclairés, il s’agit bien d’un déplacement de soi, d’une amélioration par la mise en danger et l’exposition, permises par l’entraînement et l’exercice, malheureusement pas assez montrés ; ne sais pas si ces lames auront contribué au moins à ciseler ma glace ; ne suis pas tiraillé, ne suis pas abîmé, ne suis pas emporté outre-mesure par ce mouvement, mais peux dire n’être pas non plus seulement diverti ; c’est, chez moi cette fois, ce mélange de circonspection et d’enthousiasme, et sans trop de cérébralité, qui est inédit.

★ 7/10 ★

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⋅ 41 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 10
Donne tout ce que t’as !

Enfin un peu d’intimité, de simplicité, de solitude même brève, de dialogues en dehors des performances et de la patinoire ; temps long retrouvé (qui n’est pas forcément un idéal en soi ou dans tous les cas mais permet de manifester la progression, l’évolution, or il était bien question de « 8 mois » d’entraînement dans cette succession de pastilles passées très vite d’après mes sens), temps long qui n’apparaît donc qu’à travers le dialogue, mais c’est déjà ça ; événements et déroulement m’étonnent ; forme de maturité aussi ; quoique trouve le décalage entre la situation du couple et le peu qu’on en voit assez gênant, mais veux bien admettre que ce ne soit ni simple à montrer, ni forcément possible si la cible est jeune (et quel que soit le type de couple) ; l’homosexualité n’est pas vraiment un sujet, elle est banalisée, ce qui est heureux ; il n’y a finalement que parce qu’elle est marginale et notamment dans l’animation grand public pour ce qu’en sais, qu’elle me préoccupe présentement, en quelque sorte ; ai quoi qu’il en soit apprécié ce tour d’horizon des finalistes, leur connexion, la simplicité qui règne à travers l’exubérance et dans cette fiction du moins ; un petit milieu, de sportifs compétents, qui voyagent et vivent ; c’est chouette. Ai ri nettement, aussi.

★ 8/10 ★

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⋅ 40 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 09
Programme libre de la terrible Coupe de Russie !

Même recette qu’hier fonctionne mieux ; ai trouvé les histoires personnelles plus convaincantes (mais le fait est qu’elles ont pu être étoffées durant cette deuxième moitié d’un même segment, même si le retour au premier plan du Yuri secondaire a joué aussi), ai trouvé l’ensemble plus sincère ; la performance n’était pas la fin en soi, elle était l’expression d’une détermination pour chaque patineur, elle était une occasion pour chacun d’exprimer ce qu’il avait à l’intérieur, ou qui manquait dans le cas du protagoniste ; un manque ou une absence qui ont révélé une persistance ; ai apprécié son monologue mental pendant l’épreuve, parce que lui comme l’italien se sont questionnés ; il s’agissait alors de chercher plutôt que de trouver, et de chercher tout en agissant, de chercher dans le mouvement de la danse ; si la séparation temporaire du couple clé a été amenée avec fainéantise, le résultat sur le plan dramatique lors des retrouvailles était là. Quand les choses importantes sont dites, ça parle tout de suite davantage.

★ 7/10 ★

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⋅ 39 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 07
Coupe de Chine, programme libre

Bonne gestion de la tension dramatique, graduelle puis libératoire ; trouvais la réaction du protagoniste pathétique d’abord, mais la relation avec son mentor lui a donné du sens ; cette relation n’est pas parfaite, elle évolue, l’un et l’autre progressent dans leurs domaines respectifs, ensemble ; les performances des adversaires s’accumulaient en parallèle avant ça, sans démériter, tant sur le plan technique qu’esthétique, mais les trouvais redondantes, puis le final faisant fusionner la musique le sens et l’image et mettant de côté les bruitages (mais pas les plans fixes en coupes qui abîment) m’a franchement touché ; fluidité a glissé jusqu’en moi, l’expression du dessin et du personnage, sa posture, son expression faciale, m’ont parlé, ses réflexions exprimées soudain en voix superposée ajoutant derechef au sens dévoilé tantôt, et se cristallisant dans un baiser totalement fictionnel en l’état, mais qui vient dissiper chez moi les doutes dont le protagoniste s’était défait avec les larmes d’avant sa performance.

★ 8/10 ★

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⋅ 38 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 08
Programme court de la terrible Coupe de Russie !

Pour le moins répétitif ; voir danser mâles efféminés et autres bellâtres virilisés m’intéresse moyennement ; relations stagnent alors qu’on approche de la fin de la série ; suis impressionné par la capacité des animateurs à insuffler une personnalité dans le mouvement et les chorégraphies des personnages ; mais ça manque de tension et d’enjeu ; ces affrontements au sommet ne provoquent aucune sensation qui serait liée à l’ampleur du défi ou à l’éventuelle influence que pourraient avoir les performances de ces sportifs de haut niveau ; les gradins sont remplis d’anonymes hurlant et gloussant, les patineurs sont entourés de personnages qui ne sont que des façades glissant la plupart du temps dans des couloirs, et les bribes d’arrière-plan narratif insérés pendant les représentations des adversaires ne compensent pas l’étroitesse du nœud liant les trois personnages clés ; l’ensemble de ces sportifs, comme ceux du monde réel, assurent dans la diégèse un spectacle, qui pèse parce qu’il est permanent, ou bien est-ce le scénario les accumulant qui pousse à cette superficialité ; laquelle est quoi qu’il en soit difficilement acceptable au regard de l’absence d’intrigue.

★ 5/10 ★

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⋅ 37 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 06
C’est parti pour la Coupe de Chine !

Quelques banalités d’avant match pas désagréables, puis les performances s’enchaînent ; le patinage et ces musiques ne sont pas franchement ma tasse de thé, mais ai apprécié passer ainsi d’un univers d’artiste à l’autre ; ce ne sont que des personnages, et pourtant leurs personnalités s’expriment à travers leurs manières de danser et leurs chorégraphies ; ne suis pas sûr d’avoir déjà suivi en série animée japonaise ce genre de compétitions pendant lesquelles l’affrontement se fait à tour de rôle ; la performance du protagoniste compte et il y a cette tension narrative spécifique liée à sa réussite, mais celles de ses adversaires comptent tout autant et font fluctuer une tension plus générale ; n’ai pas l’habitude de ne pas pouvoir répondre aussitôt aux assauts et par l’intermédiaire du personnage, c’est une drôle d’attente… Suis par ailleurs toujours au moins un peu troublé par l’animation à la fois excellente et pleine de raccourcis qui sautent aux yeux ; dirais qu’ils me disloquent, qu’ils disloquent ma présence dans l’univers physique où se situe mon esprit pendant le visionnage ; raccourcis qui, pourtant, ne cassent pas la cohérence du mouvement d’ensemble… Quant à cette relation amoureuse ou charnelle ou éventuellement sexuelle entre le protagoniste et son mentor, n’y vois que de la monstration puérile, même si elle semble s’affirmer très doucement… La froideur japonaise sur cet aspect romantique et tactile grève pour le moment le potentiel libérateur de cette relation en évolution.

★ 6/10 ★

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⋅ 36 / 82 ⋅

Koutetsujou no Kabaneri
Saison 1, épisode 14
Unato kessen 2/3

Horreur et poésie – comme ça me parle ! –, tantôt avec puissance, tantôt avec subtilité. Un ventre mou prenant malgré le développement attendu, les incohérences et les facilités. Dialogue condensé, incompréhension utile au déploiement narratif, mort des personnages anonymes, précipitation non justifiée d’un des chefs de guerre… et pourtant ça fonctionne, ça m’a touché, parce que les scénaristes se sont focalisés sur les forces de leur objet, à savoir la connexion entre les deux personnages clés, romance intense, et la brutalité des affrontements, lesquels auront été rendus marquants grâce à la stratégie des adversaires, effectivement surprenante pour une bande de zombies, et les formes et attitudes des monstres qui les dirigent. La menace n’a cessé de grandir, et la situation d’empirer, si bien que l’absence de motivation des uns ou des autres est passée au second plan : c’est la guerre, et plus rien n’a de sens. Seuls la douleur et le désespoir percent, depuis cet océan de violence et d’abrutissement militaro-industriel. En tant que spectateur, je suis visiblement prêt à passer ce contrat-là avec l’auteur. S’il assume sa démarche et va jusqu’au bout, s’il gorge de détails et de mouvements et de passions sa fiction, je chasse mon incrédulité et profite de son mets de larmes et de sang, cinglant, et même s’il fait de la femme un être sensible et de l’homme son sauveur, ce que légitime peut-être le fait qu’il en soit ainsi à travers la bestialité de ce dernier, majoritairement funeste, salvatrice en ultime foudroiement.

★ 8/10 ★

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⋅ 35 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 07
Kibutsuji Muzan

Têtes tranchées, sang versé, dans un affrontement bien mené, ni trop long ni trop court. Informations bien amenées, au gré de l’action pour l’essentiel, mais cette passivité d’un protagoniste trop intellectuel qui frustre dans les dernières secondes du métrage. Et un japon pas si médiéval que ça, finalement… J’avais choisi d’occulter les câbles aériens apparus dans l’épisode précédant, en espérant qu’ils aient une autre utilité… mais si, c’était bien des câbles électriques. Ce n’est pas un détail, car toute ma vision de l’univers en question s’en trouve chamboulée. Rencontrer si tôt l’antagoniste principal n’est pas rare, cela permet d’affermir l’enjeu tout en installant l’ampleur du défi. Ici, le charisme est net, et la particularité de ce personnage semble intéressante de prime abord. J’y vois clairement un Dracula nippon… même si je ne connais plus grand-chose du mythe original. À partir du peu que dévoile cet épisode, on peut imaginer des manières dont il s’est occupé de la famille du protagoniste plus sordides encore que ce que leurs dépouilles laissaient voir. Mais tout ça est expédier un peu vite la première moitié : la décision prise par ce même protagoniste de plonger, d’aller en territoire ennemi, m’a surpris, non seulement pour la mise en danger qu’elle constitue, mais aussi sur le plan narratif ; je n’aurais pas forcément su saisir cette opportunité de modifier rapidement le contexte, alors qu’elle occasionne une situation inédite et donc intéressante. Sa réponse à la colère de l’impuissant personnage secondaire était aussi très juste. Plein de bonnes choses donc, qui ne suffisent pourtant pas à me réjouir véritablement. Sans doute parce que, malgré le développement rapide, tous les leviers d’une émotion qui se débriderait restent freinés. Le protagoniste intériorise beaucoup et, en combattant mûr, dégonfle ou maîtrise à chaque fois ses propres emportements. Tant qu’il ne participera pas du groupe montré depuis sept épisodes déjà dans le générique d’introduction, ça manquera d’une polyphonie susceptible de me nourrir. Quant à ce corbeau qui parle…

★ 7/10 ★

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⋅ 34 / 82 ⋅

Koutetsujou no Kabaneri
Saison 1, épisode 13
Unato kessen 1/3

Ne m’attendais pas à une saison supplémentaire. La fin de la première, de mémoire, m’avait dégoûté. C’était il y a un moment, et ces nouveaux premiers plans, suffisamment lents, magnifiquement colorés, me mettent dans le bain. Le générique d’introduction, surchargé, gâche mon immersion, mais la superbe séquence de batailles qui s’ensuit me reprend ; que de plans excellents, superbes enchaînements, animaction divine, pendant quelques instants… puis il a bien fallu les faire parler, ces personnages charismatiques, et avec les nouveaux, qui le sont aussi, charismatiques, mais du genre antipathique. Dans ce japon décimé, il resterait encore et toujours ces abrutis gueulards, arrogants et querelleurs au pouvoir. Un scénario exacerbant le pire et accumulant jusqu’à l’absurde les tensions qui reste familier malgré le temps qui a passé. Désagréables relents. En tout cas, je me disais qu’à défaut d’autre chose, ce premier épisode serait beau et bien fichu, et j’ai été servi. La coupure sèche, en fin d’épisode, confirme cela dit qu’il s’agit bien d’un long métrage tronqué.

★ 7/10 ★

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⋅ 33 / 82 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 06
Life is a carnival

Réussir à faire tenir les moments clés et la diversité d’un festival de musique dans ce laps de temps, tout en les intégrant au fil narratif, n’était pas une mince affaire. L’idée étant de donner une expérience difficile mais instructive au duo clé, qui en sortirait grandi. Imaginer et montrer ce que pourrait être ce type de festival dans le futur est aussi une manière d’assumer la raison d’être de la série. Bon, mais c’était lunaire, ou plutôt martien, soit pas mal moche et vide, et quelque peu soupeux. Il s’en est fallu de peu pour que ça me laisse indifférent. Le lien entre deux personnages vaguement charismatiques, tout juste arrivés, et qui se sont parlés plus ou moins indirectement, a joué positivement. Contre toute attente, les effets et l’ambiance de la scène, ces lumières artificielles, le fait que d’aucuns dans la foule apprécient simplement malgré tout ce qu’il y a de superficiel et de critiquable en ces prestations, m’a aussi fait baisser un peu ma garde, contrairement au dessin des visages parfois ratés. Je ne peux pas dire que la mise en scène m’impressionne, mais quelques plans, notamment celui d’intimité entre les objets à la taille démesurée, ou ceux profitant de la silhouette pulpeuse de la star délivrant ou accueillant le phénix, s’en sortent bien. Ce n’est toujours pas foisonnant d’émotions, mais disons que ça essaye, un détail après l’autre dans le flux impersonnel, de bien faire.

★ 5/10 ★

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⋅ 32 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 52
Irruption

Il devient de plus en plus difficile d’envisager une issue favorable pour le camp dans lequel se reconnaît le spectateur, et c’est une excellente chose. J’avoue que je me demandais comment cette situation pourrait s’étirer sur une douzaine d’épisodes, et celui-ci m’a donné des éléments de réponse : avec un peu de retour dans le passé, qui précise le contexte, et par le dialogue. Ce dernier point me gênerait si ces dialogues n’apportaient rien sur le fond, or l’échange entre Armin et Bertolt, pour le cas du jour, a transformé le premier, dont la faiblesse s’exprime au pire moment, et a modifié la perception du second par le groupe incluant le spectateur. Ce n’est pas si fréquent. Le scénario tire, pour y parvenir, parti des vies qui continuent en parallèle de celles auxquelles nous participons effectivement : l’univers est cohérent, et l’adversaire poursuit lui aussi son chemin, si bien que chaque rencontre, déjà capitale, devient le moment d’évolutions importantes. Je constate aussi que l’horreur des titans mangeant des humains a perdu en intensité : on s’habituerait même à ça… Souvent, l’horreur crue et réelle celle-là, qui perce à travers les médias qui vont vraiment leur boulot, m’interroge : comment accepter de vivre toujours en la côtoyant. Je ne sais dire si, cette possibilité d’une sorte de désensibilisation, a quelque chose de positif, en ce qu’elle autoriserait la survie. Shingeki no kyojin parvient à me faire réfléchir à ça, depuis le confort paisible dans lequel je vis. La fiction, et celle-ci en particulier, me plonge dans un univers certes factice, mais crédible. Crédibilité qui tient à la faiblesse d’Armin, à l’impuissance presque permanente de la plupart des personnages, à la mort continuelle de ces derniers. C’est une vision de l’humanité (s’entre-tuer jusqu’aux derniers, sans d’ailleurs en comprendre les raisons, ce qu’Armin, encore lui, ne supporte pas) que certains tentent de minimiser en ce moment, au profit d’un altruisme dont nous garderions le potentiel, y compris donc, dans les situations les plus terribles. À travers l’horreur, cette série ne cherche pas simplement à provoquer des sensations, mais, par le fil qu’elle tire, à interpeller, et à questionner. C’est précieux, au point que l’excellente technique passe au second plan.

★ 7/10 ★

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Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 06
Le chasseur accompagné d’un démon

Tambour frappé, nouveau départ, lente enquête, affrontement qui dure. Synthèse par trop présente, mais la nuit est venue, et avec elle l’occasion d’incarner le cauchemar dans un démon, métaphore du réel autant qu’extension des angoisses. Le rythme soudain plus lent permet d’intensifier, même si mon implication reste superficielle du fait de l’enjeu secondaire, l’histoire débutant en quelque sorte à nouveau. Les attaques pourfendent en respirations, et la musique fait plus qu’accompagner, elle insuffle ce qui manque de vie dans ce nouveau décor plus urbain dans lequel, je l’espère, on ne s’attardera pas. J’aurais aussi préféré que l’horreur ne soit pas seulement évoquée. Sans elle, ce verre est à moitié vide plutôt qu’il est à moitié plein.

★ 6/10 ★

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Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 05
Every breath you take

Le cheminement du frère missionné (qui, après coup, fait fort penser aux cheminements faussement errants d’un certain chasseur de primes…), le jeu des relations, et l’aboutissement pour les chanteuses au bon endroit pendant lequel convergent ces fils narratifs, ont enfin permis de proposer un épisode solide. Ça s’améliore. Outre la belle performance finale, il y a eu à mi-chemin celle de cette antagoniste en carton, étonnamment réjouissante elle aussi, et à nouveau ce type de montage relativement bref et qui me plaît, à savoir ceux évacuant les voix et les bruitages au profit d’un flot de moments clés que la musique vient habiller. Cela dit, on n’est pas loin, en ce qui concerne ces séquences, de la répétition un peu facile malgré le résultat agréable. Et cette même facilité apparaît de manière nettement plus pénible lorsqu’il s’agit de redéfinir sans cesse ce personnage de perdant. Idem avec son pendant négatif, juvénile et antipathique plutôt que pathétique, qui n’en finit déjà plus d’avoir exactement la même attitude dans les quelques scènes, systématiquement fastidieuses, dont il dispose. Une propension à la caricature et à la redite, liées à une absence d’inspiration, qui m’étonnent. Les talents sont bien là, affairés à fabriquer du métrage regardable, mais ils patinent, comme s’ils manquaient de confiance. Un manque de confiance qui est peut-être dû aux déconvenues commerciales passées, ou au fait que des Japonais auront dû se résoudre à s’allier avec l’ogre étasunien du divertissement standardisé. Il est là, le malaise en moi que fait naître cette fiction : ses auteurs voudraient tellement pouvoir s’en réjouir, que l’effort transparaît, tout particulièrement à travers les personnages, qui sont globalement d’une froideur répugnante. C’est un autre parallèle intéressant : ces rares humains à l’écran, parmi la masse de machines vaguement intelligentes, n’ont presque aucun arrière-plan narratif, et n’ont aucunes racines, exilés qu’ils sont sur cette planète dont on sait tous désormais qu’on ne la colonisera ni « terraformera » jamais. Les rêves encore réjouissants d’il y a plus de vingt ans, ces chimères d’un ailleurs stellaire évident, ne peuvent plus que répugner en cette nouvelle ère de ressources raréfiées.

★ 7/10 ★

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⋅ 29 / 82 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 04
Video killed the radio star

Passer un bon moment, en s’affairant, voilà le message, et ce fut un succès ; peu important le résultat, l’essentiel étant de faire de son mieux, d’utiliser ce qu’il y a de créativité en nous ; technique au rendez-vous, second degré léger bienvenu, désinvolture acceptable ; mais ça foire quand même un peu, malgré les bonnes intentions, malgré le fait que j’aimerais apprécier vraiment, la faute à ces personnages dont le charisme ou l’attrait m’échappe ; l’absence de romance, d’enjeu, de tension, pèse évidemment énormément aussi : c’est bien vide… et la musique était redondante cette fois-ci. Alors qu’en faire ? C’était un épisode amusant, et dans ce cas, je veux bien regarder sans m’y accrocher plus que ça, pour profiter de cet univers de science-fiction ni dystopique ni apocalyptique, ce qui est finalement bien rare ; un univers de science-fiction sucré et solaire, apolitique en somme, qui se contente d’extrapoler petitement. Un univers qui manque tout de même et surtout sacrément de coffre, parce que réduit à quelques obsessions ou recettes de Watanabe et à quelques bonnes idées piochées ici ou là, notées peut-être sur un carnet à l’occasion… et supposément vendeuses… La réalisation n’a à peu près aucun intérêt… J’ai été étonné de retrouver un genre d’hommage à des pratiques cinématographiques qui m’évoquent Gondry, par quelqu’un qu’on sait apte à présenter de l’académique de haute volée… Et je ne peux pas me retirer de la rétine cette impression que ce maître renie son art et se renie un peu plus à chaque seconde de ce métrage qui passe.

★ 6/10 ★

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⋅ 28 / 82 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 03
Fire and rain

Il y a eu ce bon moment mêlant l’image au son de manière inattendue et cinématographique, si bien que j’y ai cru… jusqu’à ce que cette deuxième partie me ramène à la réalité : c’est écrit avec les pieds, c’est involontairement absurde. Ces couleurs constamment saturées sont dégueulasses et je déteste à peu près tous les personnages à part le duo clé. La déception continue…

★ 5/10 ★

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⋅ 27 / 82 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 02
Born to run

Situations sans intérêt, trait grossi, scénario sans aucune subtilité, dialogues pathétiques… Ça dégouline de dégoût (peut-être pour ce système dans lequel s’inscrit la production, « en partenariat avec Netflix » malgré elle ?), les couleurs sont artificielles, bref, c’est très mauvais. Sauf qu’il y a ces brefs moments de musique inspirée et douce, et ces quelques phases d’animation et de liberté, qui compensent partiellement, partiellement seulement.

★ 5/10 ★

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⋅ 26 / 82 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 01
True colors

De beaux plans, cette créativité dans les accessoires et la technologie, des décors qui ont de la gueule, c’est vivant d’originalité, l’animation et la réalisation sont aussi de qualité, la focalisation sur la musique me plaît forcément ; reste le dessin des personnages, à la fois familier et pas trop redondant, mais dont le superficiel me repousse ; le fond opposant l’automatisme aidé d’informatique à la création par l’humain devrait me parler, sauf que toute la partie négative de l’affaire, caricaturale à souhait, me désintéresse déjà ; ce fut à la fois bien mené (fluide, sans trop de facilité), et beaucoup trop didactique ; s’ajoute à ça l’anglicisation de la chanson, qui me refroidit complètement. J’attends de l’animation japonaise qu’elle m’emporte là-bas, où dans cet ailleurs inspiré de là-bas, pas dans la sempiternelle mégalopole à l’étasunienne avec ses burgers, Instagram, des « selfies » et de la soupe populaire pour genre musical. Si bien que je peux malheureusement déjà dire que ça ne me touchera pas, et que ce sera parfaitement inoffensif.

★ 5/10 ★

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⋅ 25 / 82 ⋅

Fruits basket 2019
Saison 1, épisode 02
Ce sont tous des animaux !

Amitié naissante, à moins qu’on soit déjà dans la romance ? Dialogue constant, un peu fatiguant, situations et interactions pourtant plutôt plaisantes. L’univers s’est restreint aux personnages : l’absence de conséquences en ce qui concerne la maison ou l’école fait que ces deux seuls lieux n’existent pas vraiment. J’ai du mal à me contenter d’une animation majoritairement figée : ces personnages, qui prennent toute la place, ne respirent pas et se meuvent avec raideur. La référence permanente de la protagoniste à sa mère me fatigue aussi déjà un peu. Je ne sais pas si son évolution sera bien amenée (et je n’ose imaginer qu’elle ne mûrisse pas). Cela étant, la bienveillance imprégnant est bienvenue, la musique m’a temporairement bercé, et l’histoire se densifie lentement mais sûrement.

★ 6/10 ★

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⋅ 24 / 82 ⋅

Fruits basket 2019
Saison 1, épisode 01
Ittekimasu - À ce soir !

Douceur, tendresse et tristesse. Savant mélange, reposant, divertissant, touchant. Un bel épisode, amusant aussi, qui m’a donné le sourire. J’avais déjà vu la première adaptation en série animée de ce manga, mais ça fait si longtemps, que je ne me souvenais de rien. D’après la fiche Wikipédia, c’était en 2001, bientôt vingt ans donc. Plus intéressant : la série d’alors ne transcrivait que les 6 premiers tomes – je savais seulement n’avoir pas connu le dénouement, et de fait, le manga s’est achevé depuis avec le 26e de ces tomes (c’était en 2006 au Japon). Bref, j’espérais, en replongeant dans cette « corbeille de fruits », pouvoir en voir le bout (ou plutôt le fond) mais il m’est apparu, en fin de métrage, que ce n’était qu’une « première saison ». Bon, peu importe ce contexte, j’étais preneur ce soir d’une dose de douceur, et l’ai appréciée. Le passé récent de la protagoniste peut pourtant mettre les larmes aux yeux des plus sensibles, mais la suite d’événements tragiques qui le caractérise amène aux belles rencontres de cette introduction, bien lotie notamment en personnages charismatiques. En cerise sur le gâteau, l’intrusion du surnaturel, qui plonge dans le fantastique ce shōjo aux airs de harem inversé. Autant les couleurs et la musique ont contribué à ce ressenti général positif, autant j’ai trouvé l’animation un peu simple. Le graphisme soigné compense partiellement, et l’on ne peut pas dire que le mouvement et l’action soient les clés de voûte de ce récit, mais tout de même, ce n’est pas l’idéal (et encore moins pour une refonte…).

★ 7/10 ★

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⋅ 23 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 05
Chacun son acier

L’introduction dans l’immédiate foulée du final précédent s’est avérée touchante, mais ensuite, tout a été expédié, au point de me laisser indifférent. Il y aurait tant à montrer et à dire, et voilà qu’on se retrouve avec une succession de scènes prétendument importantes bientôt vidée de sens. Ces décisions quant à la construction narrative sont incompréhensibles. Le protagoniste est-il resté éveillé les 7 nuits et jours durant ? Est-il arrivé dès après la fin de la première nuit comme l’absence de signification des ellipses le laisse à tort entendre ? Pourquoi faire du retour à pied une épreuve presque plus difficile que la sélection pendant laquelle sont pourtant morts, paraît-il, une quinzaine de jeunes ? Et ces erreurs non seulement s’accumulent mais s’ajoutent aux cachotteries volontaires du scénario. Ce n’est ni mauvais ni désagréable pour autant, l’univers restant singulier et enchanteur, mais c’est plat, tristement et banalement plat malgré tout ce que véhiculent l’image et la musique – un déséquilibre entre la forme et le fond qui a tendance à m’agacer nettement.

★ 6/10 ★

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⋅ 22 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 51
La lance foudroyante

Un épisode bavard, mais plein de stratégie, au final explosif et toujours aussi angoissant. J’apprécie qu’il y ait un temps consacré à l’introspection du chef militaire en plein vif de la bataille ; le rythme quoique réflexif est bon, même si l’intensité n’est pas maximale. J’apprécie aussi que ce soit une bataille logique, organisée, pendant laquelle chaque camp avance ses pions après s’être préparé, ce qu’on découvre peu à peu (en même temps que ceux qui la vivent découvrent la stratégie de l’adversaire). L’espace compte, la disposition et l’activation des groupes avec leurs compétences propres est importante, ce qu’on déduit constamment de chaque côté ou qu’on sent ou réalise ignorer, l’est encore davantage. Les personnages clés me sont chers, leur action déterminante. L’on sait que tout peut déraper à chaque instant, que ça va déraper, et qu’alors il faudra jouer de l’instinct de survie si c’est encore possible, jouer de cette fougue toute particulière qui habite la série, la faire valoir, ainsi que s’y attelle le mangaka. Une exultation approchée par le protagoniste, mais dans un duel malheureusement un poil redondant… et soudain plié ? Ce serait une saine compensation, d’un scénario en cuirasse de titan.

★ 8/10 ★

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⋅ 21 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 04
La sélection finale

Quel dommage d’avoir explicité si facilement, si tôt dans l’épisode, et surtout de manière si redondante et évidente ensuite et encore. Le scénario qui fut d’une belle finesse précédemment en devient médiocre cette fois. Rester, dans la diégèse, quelques heures durant avec le mentor fait presque bizarre, le changement de kimono me trouble un chouïa aussi, des détails, que ne sont pas les glycines presque fluorescentes puis les voix simultanées de ces deux introductrices à cette « sélection finale ». Le concept est simple, et donc efficace : survivre dans un genre de prison naturelle à démons, sept nuits et jours durant. Et comme le laissaient envisager les épisodes précédents, l’action ne s’est pas faite attendre. L’occasion de découvrir les progrès et pouvoirs acquis par le protagoniste, dans des performances animées sécantes et divertissantes. Mais après les frissons à l’entrée, ce monstre moche qui a occupé la dernière séquence, beaucoup trop bavard et apathique, a tout gâché. Il m’est désagréable que ce soit ce personnage principal, qu’évidemment nous suivons, qui réussisse à vaincre et déjà ce Némésis. Le drame, après s’être installé avec ses gros sabots, s’est résolu en un tournemain et n’a pas pu, dans ces conditions, me toucher. Après m’être interrogé hier, je suis frustré aujourd’hui, par ce potentiel relativement gâché. J’ai tout de même passé un bon moment, largement nocturne, porté par les notes et mélodies exotiques et divergentes.

★ 7/10 ★

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⋅ 20 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 03
Sabito et Makomo

  : Deux ans en 20 minutes. Moi qui m’attendais à ce que l’entraînement s’étale durant de nombreux épisodes, je suis une fois de plus surpris. L’explicatif qui aurait pu gréver le tout début de la série n’est apparu, brièvement, qu’en introduction de ce troisième épisode, suivi par une succession de scènes elliptiques et narrées en voix superposée par le protagoniste. Celles-ci furent animées volontairement plus sommairement, façon cartoon, dans des décors toujours magnifiques, avec des couleurs chaudes à m’en remplir le corps comme un beau voyage, et sur cette musique tout aussi réussie et dépaysante. C’est, cela dit, en deuxième partie d’épisode que mon implication est montée d’un cran, grâce à l’apparition de deux personnages mystérieux et charismatiques, affrontant et aidant, guidant dans la foulée du mentor déjà relayé au second plan, et probablement avec son assentiment. On retrouve alors cette particularité d’un scénario qui distille ses informations, et parvient de la sorte à fasciner, aidé par ces dessins de personnages reconnaissables parmi cent et cette réalisation régulièrement intéressante en termes de plans et de points de vue. Fasciné, presque halluciné, le protagoniste l’était aussi, et les disparitions dans le brouillard, le remplacement soudain du corps par l’objet, ont fait naître en moi des questions auxquelles je n’aurai peut-être pas de réponse. Sont-ils morts ? Sont-ils des fantômes habitant la pierre et assurant la relève ? Espérant qu’elle advienne et plaçant leurs espoirs, pour cette fois, dans celui qui doit depuis un an déjà la trancher, cette pierre. Deux années pendant lesquelles la sœur n’a pas ouvert l’œil. On nage en pleine fiction fantastique modernisant les mythes, du démon, du vampire, de l’anthropophage et du samouraï, isolés dans notre montagne réservée à l’ermite et à son disciple, sur laquelle les saisons s’égrainent et le jeune homme, fortifiant son corps et l’aiguisant, mûrit encore. Paradoxe de cette excellente fabrication : on aimerait que tout cela dure. Est-ce raisonnable, de dilapider ainsi cet immense potentiel narratif ? La suite le dira.

★ 9/10 ★

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⋅ 19 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 02
Urokodaki Sakonji, le formateur

Je suis vraiment très impressionné par la technique : ça bouge extrêmement bien malgré la quantité de détails, mais surtout, c’est parfaitement constant – aucune scène ne vient gâcher le flux, aucune n’est venue compenser par nécessité la somme de travail effectuée sur d’autres –, et comme le scénario est correct quoique traditionnel, c’est doublement agréable. L’univers se dévoile en même temps que le protagoniste en découvre cette partie surnaturelle, lequel protagoniste n’est pas parfait en plus de débuter tout à fait, mais n’a rien de bête, ce qui laisse penser que sa progression sera intéressante. Sa motivation est claire, incarnée même (par sa sœur transformée), et la bienveillance inhérente à ces personnages de shounen a pour elle de nuancer pour le moment, dans ce contexte macabre et sanglant, cet autre motif des séries du genre, à savoir sa détermination héroïque (il hésite, en somme, et l’on comprend aisément en quoi c’est problématique au regard des affrontements qui l’attendent). J’ai beaucoup apprécié aussi le rythme soutenu (ce fut actif et combatif de bout en bout), les touches d’humour aussitôt dépassées, et me suis fait surprendre ici ou là. Bref, c’était très bon, mais malheureusement un peu trop facile et balisé.

★ 8/10 ★

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⋅ 18 / 82 ⋅

Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 50
La cité où tout a commencé

Tension admirable ; le scénario l’est aussi, l’image, la réalisation, tout est parfait. J’adore les visages dans les capuches, les expressions faciales noircies d’inquiétude puis de rage puis de peur à nouveau puis d’épiphanies sans cesse interrompues, par une giclée de sang, par un éclair transformant. Retrouver cette musique épique, cette ambiance lumineuse mais pas saturée, à mille lieues de notre modernité, retrouver ces enjeux d’une ampleur terrible et en même temps si proches de chaque personnage, qui fait partie des derniers, retrouver ces couleurs et cette manière d’adapter le trait du manga, ces mouvements et glissades aériennes, largement aidés des bruitages, retrouver cette liberté, replonger dans cette aventure critique et dans une phase absolument cruciale, tout ça procure un plaisir immense. En point d’orgue de ce plaisir : ce plan traversant depuis le bas vers le ciel puis en rechute ; envol sans ailes ; envol éphémère ; êtres chétifs inéluctablement retournés au sol, où rôde le mal, que l’écriture prend soin de cacher… La suite s’annonce ébouriffante, la situation étant finalement encore un peu plus insurmontable au moment de ce dénouement temporaire. Qu’il va être dur, agréable et précieux d’attendre la suite !

★ 9/10 ★

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⋅ 17 / 82 ⋅

Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 01
Zankoku - Cruauté

Attiré simplement par l’affiche de la série, je viens de me prendre, en en visionnant le premier épisode, une petite claque. Il était foutrement beau, grâce à une technique aboutie, faisant bon usage de l’imagerie calculée, et de par ce dessin atypique, très ancré, offrant entre autres une bonne pesanteur dans les morphologies (je chipoterais seulement sur la grosseur des visages ou des yeux, qui me dérange parfois un peu). Mais c’est surtout l’histoire qui m’a accroché. Le dialogue familial basique et excessivement positif en introduction m’a cela dit d’abord laissé circonspect, tout comme le rapport du fils, le protagoniste, aux villageois, pour les mêmes raisons. Les choses ont changé pendant le trajet retour, puis carrément déraillé au petit matin sanglant. Ni détour ni excès quant à cette violence, ce que je prends comme une promesse d’un juste milieu en la matière, avec des blessures et séquelles nettes, mais sans monstration gratuite. C’est un peu plus loin que je me suis fait prendre de court et surprendre par ce déroulement, à mon sens inattendu, et même plusieurs fois successivement. J’adore ce que le ou les scénaristes ont tiré de cette situation de départ à travers l’action. Le duo clé qui s’est extirpé de l’horreur (trop brève malgré tout) me plaît beaucoup, et je trouve l’insertion du fantastique dans cet univers médiéval japonais bien dosée. Le générique qui a suivi le dernier plan et ce départ pour une autre vie m’en a par contre beaucoup trop montré. Difficile de ne pas rester sur mes gardes après tous ces premiers épisodes reluisants précédant des désastres. Je suis, quoi qu’il en soit, très enthousiasmé.

★ 8/10 ★

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⋅ 16 / 82 ⋅

Seirei no moribito
Saison 1, épisode 06
Mort sur l’Aogiri

C’est beau. Je me répète, mais ça l’est. Les plans chargés d’éléments et de couleurs pendant le voyage, l’ampleur de ceux de la dernière séquence, le caractère sacré qui s’en dégage, et cette musique qui transforme la lenteur en fluide contemplation qui fait du bien. Un cheval, un âne, montures seyant aux dames les montant, et ce loup colosse, compagnon mystique de la shamane, décidément compétente et polyvalente. Si je saisis l’idée du subterfuge clôturant visiblement cette fuite d’un côté et cette chasse à l’homme de l’autre, sa mise en pratique me laisse plus perplexe, et je n’ai carrément pas compris du tout certaines interactions, ou certaines lignes de dialogue, peut-être à cause de la traduction. Le tout provoquant une incertitude qui a malheureusement terni mon visionnage. Il n’empêche, j’ai pris plaisir, j’ai profité avant ça, des paysages, de la lenteur d’une autre époque, et je me suis senti concerné par la blessure de la protagoniste qui se rouvrait, m’inquiétant pour elle. Ça fonctionne, y compris grâce aux samouraïs habités par leur mission, grâce aussi à cette pieuse soumission de la population qui pourtant me révulse. Certaines similitudes frappantes avec Princesse Mononoke m’ont poussé à me renseigner plus avant : le roman pour jeunes dont sont issus le manga puis la série fut écrit ou publié à peu près en même temps que le film de Miyazaki, ou juste avant. J’ai aussi appris que la série avait été fabriquée par Production IG, qui décidément ne cesse d’égayer mes soirées.

★ 7/10 ★

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⋅ 15 / 82 ⋅

Seirei no moribito
Saison 1, épisode 05
L’étape secrète : la main bleue

L’équilibre entre les dialogues et les actes s’est fait la malle ; deux passages en mouvement, ou de l’ordre du geste : la découverte d’un monde dans le corps du jeune homme, protecteur malgré lui d’un esprit ou d’un monstre en devenir donc, et la découverte, à l’autre bout du spectre scénaristique, d’un genre de temple souterrain contenant, par les écrits que lui-même contient, lui aussi un monde ; deux passages relativement forts, mais aux conséquences nulles dans l’immédiat ; c’était par ailleurs bavard, mais les dialogues jouissent d’un certain relief, du fait des caractères francs mais plutôt subtils des personnages ; l’univers ne s’est malheureusement manifesté que dans de trop brefs interstices ; reste que les événements se succèdent effectivement, dans un ordre cohérent, et qu’ils font évoluer les relations dans la diégèse autant que notre perception de celle-ci.

★ 6/10 ★

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⋅ 14 / 82 ⋅

Seirei no moribito
Saison 1, épisode 04
Les écrits de Torogai

C’est toujours aussi pointu : l’usage des plantes médicinales, les us et coutumes en lieu médiéval japonais, les tenues, les postures, la calligraphie, les rôles et castes, et de là les attitudes des uns et des autres selon qu’ils sont d’un rang ou d’un autre ; à cela s’ajoutent la magie et l’affrontement – shamane et samouraïs – qui ne sont ni prépondérants, ni oubliés ; les dialogues informent le spectateur sans tomber dans l’explication, et peu à peu l’enjeu d’ampleur se met en place ; il n’y a que le contraste excessif qui me gêne un peu (or je ne peux affirmer qu’il soit une volonté des fabricants) ; j’aurais pu trouver le déroulement lent sans ces détails qui viennent nourrir la narration ; il y a aussi ce rapport à la nature, sa présence (le temps change, les animaux vivent), son importance même, puisqu’elle s’inscrit en nœuds clés dans le scénario, et ces relations qu’entretiennent les personnages du camp humaniste, qui me plaisent ou me rassurent (l’opposition d’avec la noblesse ne supportant aucune « souillure » et tellement trop rigide et fière est nette) ; l’épisode m’a, cela dit, donné l’impression de faire tampon, de (nous) retenir, convalescence légitime aidant ; un épisode de transition donc (et déjà).

★ 7/10 ★

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⋅ 13 / 82 ⋅

Seirei no moribito
Saison 1, épisode 03
Combat à mort

C’était follement beau ! Animé excellemment, scénarisé et narré avec subtilité, c’était nocturne et pluvieux, c’était rempli d’action, de gestes dans le combat comme en dehors, et ce fut même surprenant sur la fin, en plus d’avoir été crédible tout du long malgré la situation relativement inextricable. Je suis impressionné… Les personnages sont bien dessinés, tout à fait reconnaissables malgré la nuit, y compris les quatre militaires samouraïs, animés qui plus est d’une éthique et grandis d’un arrière-plan narratif. La réalisation a montré, et les animateurs ont fait le taf, le spectacle des lames, de la lance contre les sabres puis des lances entre elles, m’a ébouriffé. La différence entre le bourg et les champs, les courses dans les rizières, le commandement par sifflements, les bois, le fil d’eau depuis la roche, la pluie la boue le sang qui souillent les vêtements, l’ambiance orageuse après le calme départ, ces deux lunes qui rappellent qu’on est en pleine fiction, la succession de péripéties, que c’est dense et bien vu ! Je ne m’attendais vraiment pas à une telle qualité, la série ne m’ayant jamais été citée… Ça pourrait bien sûr ne pas durer, mais en l’état, c’est admirable.

★ 9/10 ★

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⋅ 12 / 82 ⋅

Seirei no moribito
Saison 1, épisode 02
Le chasseur et la proie

Je trouve l’animation vraiment agréable, très réaliste, comme le reste : le soin apporté, par la précision et le détail, notamment historique et quant à la manière de vivre à l’époque, favorise grandement l’immersion. Les interactions entre les personnages étaient par ailleurs bienveillantes, tant du côté du pouvoir que de la garde du corps, temporairement seulement sans doute, mais cela fait du bien aussi. La musique de Kenji Kawai, que j’avais écoutée longuement avant de regarder ce début de série, aurait tendance à me faire sortir de la fiction en focalisant mon attention. En l’état, c’était en tout cas parfaitement homogène, mené avec délicatesse, et très prometteur. Je trouve intéressant, aussi, que ce prince qui sort d’un cocon très particulier, soit autant fier qu’il est effectivement et logiquement un boulet. Et j’y pense, la filature a été très bien intégrée à la narration : discrète et sans ficelles, mais évidente, tandis que les précautions prises pour l’esquiver étaient du même ordre : réfléchies, méticuleuses.

★ 8/10 ★

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⋅ 11 / 82 ⋅

Seirei no moribito
Saison 1, épisode 01
Balsa, la femme garde du corps

Suis entré facilement dans ce japon médiéval aux airs d’un Ghibli, en couleurs lumineuses et champêtres et où la marche est la norme ; c’est accueillant, sur le plan narratif aussi, car le protagoniste est pour une fois non seulement une femme, mais aussi mature ; une femme qui se bat, à la lance, et mieux que quatre hommes ; pleine de ressources et qui saute sans hésiter dans les courants forts d’une rivière pour sauver autrui ; tout ça fait beaucoup… mais devient laborieux par les excès sur tous les autres plans, et notamment côté dialogues et manières : c’est lent, mais inutilement lent, parce qu’étrangement prévisible ; suis, du coup, aussi curieux que sceptique, d’autant que la dynamique de la fuite sans autre objectif que la survie me paraît faible.

★ 6/10 ★

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⋅ 10 / 82 ⋅

Senryuu Shoujo
Saison 1, épisode 01-02

Bon… ce n’est pas pour moi : un gars qu’on nous vend comme très particulier, à la fois effrayant mais pas méchant (ce que ni le dessin ni le scénario ne savent traduire), va se retrouver entouré de tout un tas de midinettes et pilier d’interactions supposément drôles. Une série en épisodes d’une dizaine de minutes, succession de sketchs et narration légère, pas débile mais qui, à vrai dire, ne m’a pas fait rire non plus. L’argument m’avait motivé en promettant que la poésie serait un élément clé du récit, ce qui s’avère être la cas, si ce n’est que cette poésie se limite au senryuu, trop réducteur à mon goût, et dont je ne peux quoi qu’il en soit pas vraiment profiter, faute de comprendre la langue de Murakami. S’ajoute ou se mêle à ces problèmes une animation beaucoup trop sommaire, qui achèvera de m’écarter du projet. J’avoue, cela dit, avoir été touché par la gentillesse, le naturel, la jovialité, la candeur de la protagoniste, et que l’absence de drame, de jalousie ou de malveillance dans la ou les relations amoureuses est bienvenue. Peut-être jetterai-je donc un œil aux scénettes suivantes, notamment si je sens qu’un peu de légèreté me ferait du bien…

★ 4/10 ★

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⋅ 9 / 82 ⋅

The Get Down
Saison 1, épisode 02
Choisis ceux qui attisent le feu de ta passion

D’une densité remarquable ; spectre émotionnel étendu, entre le drame et les élans, les phases d’emphase positives, précieuses, nombreuses ; c’est autant la manifestation de tout l’amour que l’on peut porter à la musique, à ses formes et à la scène, qu’une colossale embrassade aux cultures ethniques ; elles se mêlent comme le reste à l’image et dans le casque, entre ses langues, entre ses corps aux formes et aux atours différents ; c’est un passé et un lieu décrits comme invivables, dans lesquels la mort rode et le meurtre arrive, dans lesquels ils font mieux que survivre pourtant, dans lesquels ils exultent, en l’occurrence en performances fluides, entraînantes, cohérentes ; c’est rude et c’est bon, plutôt bon que rude, c’était sucré, coloré, mouvant, accaparant, et cette fois pas épuisant ; trajectoires développées, parallèles aidant, dans une fiction corpulente, pleine d’excès et de braises, pleine surtout et finalement d’une écriture impressionnante et dite, qui me touche plus que le reste et me fait une ligne de survie, ce qu’elle est pour le protagoniste ; en suis sorti avec l’envie de conquérir le monde et par l’art.

★ 9/10 ★

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⋅ 8 / 82 ⋅

The Get Down
Saison 1, épisode 01
Le trésor se trouve dans la ruine

Épisode épuisant ; tête retournée ; suis gonflé à bloc ! la musique le graff la danse ; mais pas le fluide cinématographique : c’était pressé, condensé, densifié, coupé chaque seconde avec des inserts avec des images d’archive et la caméra jamais vraiment fixe et les personnages rarement posés ; le protagoniste l’était ; inquiet, recroquevillé, transi d’amour ; se battant débattant avant d’entrer en contact avec le transmetteur fan de kung-fu et DJ en devenir ; disco, rue, rap ; mais la tranquillité puissante de Saturday night fever qui manque ; Baz adolescent qui en fait tellement pour plaire qu’il en fait trop, comme sa belle à la voix caramel qui pleure puis plus après avoir accepté puis rembarré puis s’être fait taper ; le vinyle incassable en fil rouge ; la ville en support, la ville d’alors, mêlée d’images de synthèse d’aujourd’hui dans une vision fantasmée sucrée ; sucre et coke et même une fusillade après quelques plans de parkour ; culture ivre, culture foisonnante, aube culturelle dans la cité dévastée bientôt récupérée et les aspirations de chacun le tout se mêlant dans un bain de sueur et de chants et quelques gouttes de sang ; sur les toits, le rêve s’affirme chaud au soleil levant la nuit blanche tandis qu’en épilogue comme au prologue le futur industriel me refroidit net ; et si l’enchaînement n’était pas fluide il était entraînant, pour le moins entraînant encore qu’usant ; les gamins charismatiques la maîtresse belle et ferme et proche la matrone forte et pas trop vulgaire elle aussi refroidie ; noirs et hispaniques et d’ailleurs sans forcer : on y était, plongé, dans l’alternative certes embellie de beautés en plus d’avoir été édulcorée pour la romance musicale, mais à des années lumières des merdes communautaristes ; ici la vie, folle, ahurie, que donne un réalisateur scénariste passionné adoptant le monde autant que le créant ; écrire et réécrire l’histoire, la dire encore, la redire, la rythmer, se l’approprier : sacré travail de re-créateur ; épuisant, un travail certainement épuisant, un résultat épuisant, qui a la richesse d’alors, pas gentrifiée pas sclérosée pas encore tout à fait commercialisée vidée ;

★ 8/10 ★

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⋅ 7 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 05
Le championnat des régions du sud

Le protagoniste mûrit, et son parcours personnel d’après l’arrière-plan narratif lui permet au même moment qu’il mue de profiter d’un élan supplémentaire apporté par les autres compétiteurs, qui sont à la fois des adversaires et des soutiens. Il prend plaisir, il fait de son mieux, il échoue partiellement, puis il s’exprime, et le dialogue sur la fin est à la fois court et puissant, si bien qu’il occulte presque la performance d’avant. Un avant en mouvement, en mouvement incessant, le sien, celui de cet autre patineur aussi et longuement ; un mouvement très animé – ou bien une animation pleine de mouvement et de fluidité –, quelques beaux plans grâce au dessin parfois plus affûté, du charisme dans les corps, et même une simplicité touchante dans leur contact quand le comique ne vient enfin plus altérer…

★ 8/10 ★

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⋅ 6 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 04
Apprendre à s’aimer

La musique sur la fin m’a porté, d’autant que le parallélisme des ambitions et entraînements y était encore un peu plus appuyé ; il y a ce jeu sur les genres et les relations et les attirances, mais qui me laisse incertain, dont ne suis pas sûr qu’il soit exploité à juste titre ; l’ellipse est telle, que tout me paraît disloqué, que chaque situation me paraît être un prétexte pour diffuser quand même le propos, et les explications (sur le milieu sportif) expédiées mais récurrentes, viennent encore corrompre le flux et gréver le tout ; certaines scènes étaient très mal animées, et le recours excessif aux animations et formes arrondies et absurdes me gave ; trouve aussi et enfin que le rapport entre les personnages est traité avec évidence quand il ne l’est pas et avec lourdeur quand il devrait être naturel.

★ 6/10 ★

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⋅ 5 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 03
Éros

Entraînement bien mené, le duel en devenir permet aux deux successeurs de progresser, le rythme est bon quoique pressé, les situations plutôt intéressantes, chacun se questionne ; puis il y eu cette première performance, qui m’a plu visuellement et dans le mouvement, qui m’a intéressé aussi, grâce à la remise en question personnelle du personnage, puis la seconde, qui aurait du être l’apothéose parce que le propos le souhaitait et que la conclusion s’en est servie ainsi, sauf que ça n’est pas passé jusqu’au spectateur que suis ; l’un et l’autre se sont servis de leurs parcours personnels, de leurs expériences en tant qu’êtres humains, pour tenter d’ajouter en densité à leur art ; il nous est dit, crois, que le premier refuse sa sensibilité au profit d’une détermination sans faille, mais s’y est plié avec brio temporairement, tandis que le second, faute d’avoir aimé ou été aimé, manque de courage ou de cette détermination, manque, ou plutôt manquait jusqu’à cet entraînement et jusqu’à cette présentation, de pouvoir captiver le public, de pouvoir le charmer, l’emporter ; sujets et questionnements intéressants ; c’est profond tout en étant survolé (tout en étant hyper condensé) ; par contre, l’insertion au chausse-pied d’une relation amoureuse ou charnelle entre le successeur et son mentor me rebute pour le moment. La narration n’a semble-t-il pas su me faire aduler le mentor ainsi que le protagoniste le fait et suis dès lors coupé d’une bonne partie de ses préoccupations ou intellections. Ce personnage du mentor, à l’inverse, aurait tendance à me repousser, en ce qu’il est complètement fictif à mes yeux : trop parfait, trop étranger à des besoins ou aspirations normales, trop ostensiblement et visuellement caractérisé, autrement dit sur ce dernier point, trop maniéré et efféminé, mais les auteurs justifieraient sans doute ces caractéristiques en expliquant qu’elles concrétisent ou corroborent son statut d’indétrônable champion et de génie depuis l’enfance. Et me rends compte que c’est plutôt sur ce statut, lui-même de l’ordre du fantasme et de la fiction, que bloque.

★ 7/10 ★

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⋅ 4 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 02
Deux Yuri ? Panique au Yutopia !

Ai bien fait de rester sur mes gardes ! L’animation a régressé, le dessin aussi, qui abuse des caricatures ou versions simplifiées, et le rythme est presque insupportable. Ça reste prenant – de force – mais il est presque impossible d’en extraire quelque chose alors qu’au fond c’était simple : le blond est venu à son tour au Japon, le brun s’est entraîné, et le maître les met en concurrence, tandis que tout le monde autour s’agite. Demoiselle dont m’étais soudain entichée trop discrète et redevenue simple personnage (alors que la prof de ballet a profité a son tour d’un plan la mettant très nettement en valeur). Questionnements dissipés aussi, au profit du pseudo-conflit. Rien de tout ça n’est crédible, en fait.

★ 5/10 ★

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⋅ 3 / 82 ⋅

Yuri on ice
Saison 1, épisode 01
Le Grand Prix des larmes

L’animation et le graphisme buttent ; dommage que le rythme effréné (et les sous-titres, il faut l’avouer) empêchent d’en profiter pleinement ; dommage aussi que la musique et la pratique sportive, lors de ce moment d’action long et mettant en parallèle, ne me touchent pas voire me rebutent (surtout côté musique) ; à part ça, c’était excellent : nombreux personnages installés comme si de rien n’était, sans la moindre lourdeur, dans un flux menant d’un échec à un renouveau en passant par un questionnement légitime et une romance tue autant que tuée dans le feu d’un art au sommet qui ne laisse aucune place au reste ; solitude, travail, passion, mais pour quelles raisons ? Pour elle, pour lui ? Pour eux deux sans doute… En tout cas, lui a, soudain, été touché… Charisme du patineur blond casse le crâne, tandis que suis tombé illico amoureux de la donzelle devenue maman. Vive l’animation japonaise ! Et même la justification menant au renouveau, par la vidéo, l’usage d’internet, mais détourné, non souhaité, à l’opposé de ce que faisait Trigger en somme, a fonctionné. 8/10, parce les caniches, c’est moche, mais surtout parce que n’ai pas eu le temps de respirer, et déteste ça. Mais que vive l’animation japonaise ! Tout de même !

★ 8/10 ★

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⋅ 2 / 82 ⋅

Kaze ga tsuyoku fuiteiru
Saison 1, épisode 14
Tu n’es pas seul

Sensation de bien être, due aux séquences positives qui se succèdent : l’entraînement dans la nature, la cohabitation entre amis partageant un même objectif, les courses et le soutien à l’endroit du membre le plus faible sur lequel tout repose désormais, jusqu’à l’aboutissement… Les plans fixes ont un peu gâché la fête par moments, mais certains (petit feu d’artifice pour fêter la fin du camp, notamment) étaient suffisamment beaux pour ne pas casser complètement le flux ; apprécie la musique, le dessin des personnages, les couleurs des peaux (nuances bienvenues et visibles quand les coureurs se côtoient et se dépassent). Le montage était un peu sec, comme l’animation d’ailleurs, mais le rythme était recherché, garni d’ellipses (mêlant deux lignes temporelles en première partie, raccourcissant énormément le temps en seconde). Suis toujours un peu sceptique quant aux dialogues qui mettent trop en évidence, mais le temps narratif est compté… Bref, ai souri tout du long, et le tout m’a rempli de quelque chose. D’un peu d’espoir, peut-être.

★ 8/10 ★

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Tensei shirata slime datta ken
Saison 1, épisode 17
Ceux qui se réunissent

La gestion des « affaires courantes » de cette fédération est relativement simpliste (ça recrute et s’allie à tout-va, et toujours bien trop facilement), mais a le mérite d’exister, et d’être plutôt intéressante grâce aux dialogues corrects ; heureusement, car elle a occupé tout l’épisode cette fois, sans action pour ainsi dire, action qui n’est décidément pas le fort de cette série, les éventuels combats étant expédiés comme le reste. C’était regardable, puis il a fallu finir sur ces conspirateurs moches aux voies et dialogues caricaturaux à souhait.

★ 5/10 ★

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