⋅ 40 / 58 ⋅

Carole and Tuesday
Saison 1, épisode 06
Life is a carnival

[Carole et Tuesday de dos sur scène, sombre, avec au sol les détritus qu’un public mécontent leur a envoyés.]

Réussir à faire tenir les moments clés et la diversité d’un festival de musique dans ce laps de temps, tout en les intégrant au fil narratif, n’était pas une mince affaire. L’idée étant de donner une expérience difficile mais instructive au duo clé, qui en sortirait grandi. Imaginer et montrer ce que pourrait être ce type de festival dans le futur est aussi une manière d’assumer la raison d’être de la série. Bon, mais c’était lunaire, ou plutôt martien, soit pas mal moche et vide, et quelque peu soupeux. Il s’en est fallu de peu pour que ça me laisse indifférent. Le lien entre deux personnages vaguement charismatiques, tout juste arrivés, et qui se sont parlés plus ou moins indirectement, a joué positivement. Contre toute attente, les effets et l’ambiance de la scène, ces lumières artificielles, le fait que d’aucuns dans la foule apprécient simplement malgré tout ce qu’il y a de superficiel et de critiquable en ces prestations, m’a aussi fait baisser un peu ma garde, contrairement au dessin des visages parfois ratés. Je ne peux pas dire que la mise en scène m’impressionne, mais quelques plans, notamment celui d’intimité entre les objets à la taille démesurée, ou ceux profitant de la silhouette pulpeuse de la star délivrant ou accueillant le phénix, s’en sortent bien. Ce n’est toujours pas foisonnant d’émotions, mais disons que ça essaye, un détail après l’autre dans le flux impersonnel, de bien faire.

★ 5/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le