Fruits basket (2019)

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le

★ ??? ★


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  1. 01. Ittekimasu - À ce soir !
  2. 02. Ce sont tous des animaux !

Ittekimasu - À ce soir !

[Vue plongeante sur la protagoniste, debout dans la cour, et un membre de la famille maudite, assis sur la terrasse en bois typiquement japonaise. Elle regarde ce genre de petite cloche qui pend, au premier plan, depuis le plafond.]

Douceur, tendresse et tristesse. Savant mélange, reposant, divertissant, touchant. Un bel épisode, amusant aussi, qui m’a donné le sourire. J’avais déjà vu la première adaptation en série animée de ce manga, mais ça fait si longtemps, que je ne me souvenais de rien. D’après la fiche Wikipédia, c’était en 2001, bientôt vingt ans donc. Plus intéressant : la série d’alors ne transcrivait que les 6 premiers tomes – je savais seulement n’avoir pas connu le dénouement, et de fait, le manga s’est achevé depuis avec le 26e de ces tomes (c’était en 2006 au Japon). Bref, j’espérais, en replongeant dans cette « corbeille de fruits », pouvoir en voir le bout (ou plutôt le fond) mais il m’est apparu, en fin de métrage, que ce n’était qu’une « première saison ». Bon, peu importe ce contexte, j’étais preneur ce soir d’une dose de douceur, et l’ai appréciée. Le passé récent de la protagoniste peut pourtant mettre les larmes aux yeux des plus sensibles, mais la suite d’événements tragiques qui le caractérise amène aux belles rencontres de cette introduction, bien lotie notamment en personnages charismatiques. En cerise sur le gâteau, l’intrusion du surnaturel, qui plonge dans le fantastique ce shōjo aux airs de harem inversé. Autant les couleurs et la musique ont contribué à ce ressenti général positif, autant j’ai trouvé l’animation un peu simple. Le graphisme soigné compense partiellement, et l’on ne peut pas dire que le mouvement et l’action soient les clés de voûte de ce récit, mais tout de même, ce n’est pas l’idéal (et encore moins pour une refonte…).

Ce sont tous des animaux !

[Le chat roux, poil hérissé, face à la souris grise affalée sur la tête du chien noir, tranquilles. Tous trois frères maudits, transformés temporairement du fait d’un contact inopportun avec la protagoniste.]

Amitié naissante, à moins qu’on soit déjà dans la romance ? Dialogue constant, un peu fatiguant, situations et interactions pourtant plutôt plaisantes. L’univers s’est restreint aux personnages : l’absence de conséquences en ce qui concerne la maison ou l’école fait que ces deux seuls lieux n’existent pas vraiment. J’ai du mal à me contenter d’une animation majoritairement figée : ces personnages, qui prennent toute la place, ne respirent pas et se meuvent avec raideur. La référence permanente de la protagoniste à sa mère me fatigue aussi déjà un peu. Je ne sais pas si son évolution sera bien amenée (et je n’ose imaginer qu’elle ne mûrisse pas). Cela étant, la bienveillance imprégnant est bienvenue, la musique m’a temporairement bercé, et l’histoire se densifie lentement mais sûrement.