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Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 01
Zankoku - Cruauté

[Allant dans la forêt enneigée, le protagoniste porte sur son dos sa sœur blessée dans l’espoir de trouver un médecin avant qu’elle ne meure.]

Attiré simplement par l’affiche de la série, je viens de me prendre, en en visionnant le premier épisode, une petite claque. Il était foutrement beau, grâce à une technique aboutie, faisant bon usage de l’imagerie calculée, et de par ce dessin atypique, très ancré, offrant entre autres une bonne pesanteur dans les morphologies (je chipoterais seulement sur la grosseur des visages ou des yeux, qui me dérange parfois un peu). Mais c’est surtout l’histoire qui m’a accroché. Le dialogue familial basique et excessivement positif en introduction m’a cela dit d’abord laissé circonspect, tout comme le rapport du fils, le protagoniste, aux villageois, pour les mêmes raisons. Les choses ont changé pendant le trajet retour, puis carrément déraillé au petit matin sanglant. Ni détour ni excès quant à cette violence, ce que je prends comme une promesse d’un juste milieu en la matière, avec des blessures et séquelles nettes, mais sans monstration gratuite. C’est un peu plus loin que je me suis fait prendre de court et surprendre par ce déroulement, à mon sens inattendu, et même plusieurs fois successivement. J’adore ce que le ou les scénaristes ont tiré de cette situation de départ à travers l’action. Le duo clé qui s’est extirpé de l’horreur (trop brève malgré tout) me plaît beaucoup, et je trouve l’insertion du fantastique dans cet univers médiéval japonais bien dosée. Le générique qui a suivi le dernier plan et ce départ pour une autre vie m’en a par contre beaucoup trop montré. Difficile de ne pas rester sur mes gardes après tous ces premiers épisodes reluisants précédant des désastres. Je suis, quoi qu’il en soit, très enthousiasmé.

★ 8/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le