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Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 07
Kibutsuji Muzan

[Le protagoniste, face à l’objectif, pose sa main vers nous, sur l’épaule de celui qu’on présume être l’antagoniste et dont on ne voit pas encore le visage, hors-champ.]

Têtes tranchées, sang versé, dans un affrontement bien mené, ni trop long ni trop court. Informations bien amenées, au gré de l’action pour l’essentiel, mais cette passivité d’un protagoniste trop intellectuel qui frustre dans les dernières secondes du métrage. Et un japon pas si médiéval que ça, finalement… J’avais choisi d’occulter les câbles aériens apparus dans l’épisode précédant, en espérant qu’ils aient une autre utilité… mais si, c’était bien des câbles électriques. Ce n’est pas un détail, car toute ma vision de l’univers en question s’en trouve chamboulée. Rencontrer si tôt l’antagoniste principal n’est pas rare, cela permet d’affermir l’enjeu tout en installant l’ampleur du défi. Ici, le charisme est net, et la particularité de ce personnage semble intéressante de prime abord. J’y vois clairement un Dracula nippon… même si je ne connais plus grand-chose du mythe original. À partir du peu que dévoile cet épisode, on peut imaginer des manières dont il s’est occupé de la famille du protagoniste plus sordides encore que ce que leurs dépouilles laissaient voir. Mais tout ça est expédier un peu vite la première moitié : la décision prise par ce même protagoniste de plonger, d’aller en territoire ennemi, m’a surpris, non seulement pour la mise en danger qu’elle constitue, mais aussi sur le plan narratif ; je n’aurais pas forcément su saisir cette opportunité de modifier rapidement le contexte, alors qu’elle occasionne une situation inédite et donc intéressante. Sa réponse à la colère de l’impuissant personnage secondaire était aussi très juste. Plein de bonnes choses donc, qui ne suffisent pourtant pas à me réjouir véritablement. Sans doute parce que, malgré le développement rapide, tous les leviers d’une émotion qui se débriderait restent freinés. Le protagoniste intériorise beaucoup et, en combattant mûr, dégonfle ou maîtrise à chaque fois ses propres emportements. Tant qu’il ne participera pas du groupe montré depuis sept épisodes déjà dans le générique d’introduction, ça manquera d’une polyphonie susceptible de me nourrir. Quant à ce corbeau qui parle…

★ 7/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le