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Kimetsu no yaiba
Saison 1, épisode 10
Nous resterons ensemble

[Le personnage féminin de démone médecin use de son pouvoir altérant les sens par l'odeur, représenté en volutes blanches et pourpres à l'écran. Elle tire une manche de son kimono sombre à fleurs écarlates et lève son bras gauche ensanglanté, d'où émanent les volutes.]

Tout le poids de l’épisode précédent s’est envolé dans les attaques, le mouvement, le sang, et des dialogues relativement concis. L’opposition s’est jouée à la force d’un côté, à l’endurance, et de l’autre aussi dans un premier temps, puis beaucoup plus subtilement grâce à ce personnage féminin de médecin très mûr. C’est sa relation avec la sœur du protagoniste, elle aussi faite démone donc, mais autrement plus infantile, qui donnera ensuite toute leur texture aux dernières interactions. Ces quatre personnages qui restaient pendant cette séquence précédant le départ vers d’autres aventures étaient tout à la fois beaux grâce au dessin, aux couleurs, à ce trait spécifique, à ces costumes, aux coupes de cheveux, mais aussi bien écrits, bien distincts, tout en formant ces deux duos qui, in fine, avaient à dialoguer au-delà des affaires et de l’urgence. L’émotion a été là amenée puis exploitée avec la lenteur adéquate (pour peu qu’on puisse parler de lenteur dans ce format), tandis que celle qui anime un peu constamment le protagoniste, si je la trouve justifiée ou intéressante, me laisse davantage sur mes gardes. Le retour du jour, entre temps, a fait grand bien. C’est un peu ça aussi, cette série : un genre d’accumulations de cauchemars nocturnes, que le jour finit par évacuer. La boîte que porte dans son dos le protagoniste, sur le plan métaphorique, pourrait tout à fait être un cercueil portatif : il y trimballe le cadavre de sa sœur, que l’horreur ressuscite par intermittence…

★ 7/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le