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Koutetsujou no Kabaneri
Saison 1, épisode 15
Unato kessen 3/3

[Mumei, personnage féminin principal, les yeux perçants et le visage déformé par la vitesse au premier plan tandis qu’elle se jette sur l’adversaire.]

Il s’est passé tellement de choses en une vingtaine de minutes ! De véritables montagnes russes, qui ont pourtant laissé toute leur place à la beauté et à la poésie, incrustées dans puis entre puis à nouveau dans la férocité des affrontements. Continuité de plans magnifiquement cadrés, aux couleurs et lumières fascinantes, et de séquences animées et coupées avec les mêmes excès dont il est question. Du sens est même venu justifier des séquences qui m’avaient un peu gêné précédemment ; l’ensemble étant cohérent. J’ai douté au début, tandis que tout allait soudain mieux puis qu’on retournait dans le passé, mais ces phases se sont révélées en être, et diablement courtes au global. La musique n’était pas en reste, expressive, emballée, pleine de subtilités pour autant ; et elle évoque forcément Shingeki no kyojin des mêmes fabricants, ce qui ne fait pas de mal ; d’autres points y renvoient aussi, tels que la consistance des personnages féminins, oscillant entre la douceur fragile et les éclats voire la surpuissance cosmique, rien que ça – Mikasa et Mumei, même combat. Les relations entre les personnages en ont profité et, malgré le rythme et la brièveté, ont ainsi gagné en densité. Les quelques scènes de conclusion enjouées ont par ailleurs confirmé le point de vue des créateurs, décidés à faire valoir leur opinion quant aux sentiments et aux cycles – la destruction côtoyant l’amour bâtisseur, l’horreur et le sang la douceur, la haine l’espoir, et ainsi de suite. Un condensé de la vie en somme, qui se fraye toujours un chemin, quoique nos sens paradoxalement aveuglants nous empêchent de l’observer – et plus ces sens seraient sollicités, plus nos sensations seraient exacerbées, plus ce phénomène (d’une vie qui nous dépasse et en quelque sorte nous survit justement) nous échapperait. Je ne me souviens plus bien de la série qui précédait, si ce n’est qu’elle m’avait régulièrement agacé, mais ce long métrage, je prendrai clairement plaisir à le revoir, notamment dans sa forme indivise si j’en ai la possibilité.

★ 9/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le