⋅ 18 / 36 ⋅

Seirei no moribito
Saison 1, épisode 06
Mort sur l’Aogiri

C’est beau. Je me répète, mais ça l’est. Les plans chargés d’éléments et de couleurs pendant le voyage, l’ampleur de ceux de la dernière séquence, le caractère sacré qui s’en dégage, et cette musique qui transforme la lenteur en fluide contemplation qui fait du bien. Un cheval, un âne, montures seyant aux dames les montant, et ce loup colosse, compagnon mystique de la shamane, décidément compétente et polyvalente. Si je saisis l’idée du subterfuge clôturant visiblement cette fuite d’un côté et cette chasse à l’homme de l’autre, sa mise en pratique me laisse plus perplexe, et je n’ai carrément pas compris du tout certaines interactions, ou certaines lignes de dialogue, peut-être à cause de la traduction. Le tout provoquant une incertitude qui a malheureusement terni mon visionnage. Il n’empêche, j’ai pris plaisir, j’ai profité avant ça, des paysages, de la lenteur d’une autre époque, et je me suis senti concerné par la blessure de la protagoniste qui se rouvrait, m’inquiétant pour elle. Ça fonctionne, y compris grâce aux samouraïs habités par leur mission, grâce aussi à cette pieuse soumission de la population qui pourtant me révulse. Certaines similitudes frappantes avec Princesse Mononoke m’ont poussé à me renseigner plus avant : le roman pour jeunes dont sont issus le manga puis la série fut écrit ou publié à peu près en même temps que le film de Miyazaki, ou juste avant. J’ai aussi appris que la série avait été fabriquée par Production IG, qui décidément ne cesse d’égayer mes soirées.

★ 7/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le