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Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 54
Héroïque

[Le feu l’explosion plein l’écran. Dans le coin en haut à droite, le corps d’un personnage qui a lutté et enduré, est projeté, carbonnisé.]

Une succession de moments incroyables, de moments clés, d’une intensité foudroyante à l’unité et formant un flot absolument incomparable durant cet épisode, comme ce fut le cas durant le vingt-et-unième. Un épisode de ce calibre tous les deux ou trois ans ? C’est le prix, c’est l’attente à payer, pour profiter d’un développement pareil, qui réussit à me faire hurler de soulagement rageur puis désespérer, choqué, les yeux embués. Je mâche mes mots, comme un titan mâche les gens. Triple ultime situation parallèle, avec les derniers des derniers face aux mêmes adversaires, s’est mise en place. Et non seulement ce fut habilement mis en place, mais ce fut traité dans la foulée, avec des réactions à la fois cohérentes et tragiques, qui noircissent le renversement de situation au point de rendre la survie quasi insupportable. J’en ai déjà trop dit. Il faut regarder cette série, avec attention, avec patience, et s’offrir cette transcendance-là. D’autant qu’à nouveau, le dernier plan s’est révélé violent, cérébralement troublant. Du tout au tout, de la douceur d’un souvenir d’enfance à l’horreur frontale implacable, et les deux qui se mêlent pour tout vicier. Sûr et certain que ces personnages seront changés, ainsi qu’ils n’ont cessé d’évoluer. Sûr que cette fiction laissera plus qu’une trace en moi. Elle est un sommet insurpassable auquel s’attaquer quand même et quoique la chose paraisse parfaitement absurde, car c’est ce qu’elle défend, depuis sa forme idéale jusqu’à son fond gargantuesque : un héroïsme, titre de l’épisode, que l’absurdité de notre condition ne saurait diminuer, mais provoque et renforce à l’inverse.

★ 10/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le