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Shingeki no kyojin
Saison 1, épisode 56
Le sous-sol

[Le protagoniste et trois compagnons s’apprêtent à descendre les escaliers menant au sous-sol renfermant supposément des informations capitales. On les voit de dos et du dessus, dans la partie basse de l’image, tournés vers l’accès qui lui occupe la partie haute de l’image.]

Au revoir l’action, ce fut relativement bref, ce fut bon… Il fallait bien reprendre le cours de cette histoire hors affrontements. Le déroulement récent, autant que le titre de cet épisode, nous y avaient en quelque sorte préparés, mais contrairement à ce qui avait été annoncé ou qu’on aurait pu espérer, l’accomplissement d’un des objectifs de la mission n’a pas entraîné, pour le moment ou aussitôt, de déluge d’informations. L’épisode s’est même révélé chiche, et lent. D’aucuns pourraient estimer que tout a été fait pour retarder vainement l’inéluctable, mais, au-delà des états d’âme d’Armin, j’ai pour ma part été transporté, et notamment dans le temps, au rythme lent donc de ces pas dans la ville en ruines, si douloureusement reconquise. Des pas vers cette destination supposée receler des vérités, et qu’il a encore fallu fouiller, mais qui, surtout, ont donné l’occasion à deux des trois personnages clés de revivre mentalement quelques instants cristallisés de leur enfance. Comme ces moments se passaient autour des tout premiers instants de la série, ce fut aussi un retour dans le passé, plusieurs années en arrière, pour le spectateur que je suis. Les personnages s’y sont pour leur part rendus physiquement, puisqu’ils ont arpenté les lieux, mais plus encore grâce à l’animation et à la narration, capables de dédoubler les corps et de tracer avec eux la voie comme l’on suivrait un fil mémoriel. Un épisode chiche, et lent, si ce n’est que, tout de même, le paradigme a changé. L’un des enjeux, probablement l’enjeu majeur d’ailleurs, s’étant soudain volatilisé, au profit de quelque chose d’autre… qui reste à définir et éclaircir. L’aperçu qui fut donné en épilogue me laisse à la fois ouvert et inquiet. Changer (en quelque sorte) d’univers en cours de route est dangereux, et il faudra découvrir cet autre chose, cette histoire par ce nouveau point de vue, pour savoir si cet autre chose, si cet univers étendu… me convient, me parle, et me plaît toujours autant. L’occasion de me rendre mieux compte que l’originalité, l’identité, de ce cadre médiéval étrangement technologique et plutôt scientifique que magique, même si fantastique… scientifico-fantastique dirais-je, m’était devenu précieux.

★ 7/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le