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Stranger things
Saison 2, épisode 04
Will the wise

[Photographie fabriquée, très sombre, pivotée, dans laquelle on distingue au centre la silhouette renversée du shériff devant lequel flottent des particules floues. Ce dernier, équipé de sa lampe torche, vient de pénétrer dans un tunnel menant certainement à la racine du mal qui ronge sa ville.]

Quelques choix dans le jeu d’acteur et la réalisation m’ont d’abord et brièvement rebuté, puis la somme des qualités, aussi bien graphiques que scénaristiques, m’a emporté ; c’était très bien fait ; le scénario s’affirme et l’identité de la série avec lui, ça s’autonomise, ça exploite quelques ingrédients d’ambiance et de décor mais ai désormais l’impression que le premier épisode de la saison était un dernier hommage en transition ; l’intensité est nette, chaque plan compte enfin, les détails clés sont diffusés au compte goutte mais le dessin d’ensemble se forme (en dehors de la diégèse comme en elle d’ailleurs) ; les personnages impliqués le sont de plus en plus et il semble qu’il ne pourra pas y avoir, si les créateurs et auteurs sont honnêtes, de retour en arrière ; l’espère ; espère que ça va barder ; que le berceau de l’histoire sera effectivement explosé, que Stranger Things en sachant évoluer sera transfiguré et que le talent desdits créateurs pourra se déployer ; ce que le prologue à Chicago annonçait ; Quelques plans mémorables quoi qu’il en soit, le dernier dans le tunnel, ceux menant au chat qui se fait dévorer, celui surtout d’Elf-Jane rencontrant sa mère folle et prostrée qui soudain se volatilise en fumée ; les engueulades, les inquiétudes, les coups de pression, la détermination, les motifs esthétiques et narratifs, la fluidité, la musique, le travail sur le son… j’avais envie que ça ne s’arrête pas, mais suis plutôt comblé et reconnaissant qu’autre chose maintenant que c’est fait.

★ 10/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le