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Stranger things
Saison 2, épisode 05
Dig dug

[Au centre de l’image, dans sa maison, l’un des ados du groupe de personnages principaux, protégé d’un équipement de hockeyeur et armé d’une crosse, prêt à en découdre avec la bête mutante qu’il a par erreur lui-même aidé à grandir précédemment.]

Pas encore de mort, d’explosion du carcan, mais les situations intéressantes ou mémorables s’enchaînent, les labyrinthes se font écho, celui qui se répète au sein de la mer, celui dans le sol de la ville et qui mime soudain les intestins ; on est en plein dedans, dans la narration, dans les corps, dans les luttes, dans le marasme qui n’en finit donc pas de s’étendre ; mais puisque donc personne pour le moment ne meurt, le cycle des histoires est perpétué et son observation fascine ; on se rapproche aussi clairement ou plutôt sombrement d’un Silent Hill, ça gagne en force, en intensité légitime, tout en faisant preuve de charisme (depuis la tenue de hockeyeur aux communications radio en passant par les bolides et les coupes de cheveux jusqu’à la salle d’arcade et les maisons eighties) ; pour moi, du pur bonheur, long mais pas mou, ni lent ni trop rapide, avec un final en cut frappant ; il n’y a que l’enquêteur geek qui fait pâle figure face à ceux des X-Files, et la virée du couple qui du coup en pâtit, ainsi que le duo de faux frère et sœur qui se répète au profit du mystère qui dans ce cas s’étiole ; notons enfin que la difficile expansion du réseau d’initiés (qui risque à tout de moment de rompre l’équilibre et la crédibilité) se fait (encore une fois, lentement et sûrement, inévitablement, comme ce réseau souterrain…). Apprécie aussi que les cheminements se séparent et se distinguent : chacun sa merde, et chacun fera de son mieux, pour en sortir grandi ou… décédé.

★ 9/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le