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Stranger things
Saison 3, épisode 01
Suzie, do you copy ?

[Les personnages principaux, adolescents, marchent dans une prairie vallonnée en direction d’un sommet. Image lumineuse, verte et fleurie au sol, avec un ample ciel bleu, et nuageux mais clair.]

Replonger dans l’ambiance de cet univers fantasmé est un réel plaisir. Les fabricants ont bien compris qu’elle était leur meilleur atout ; ce n’est pas le seul, loin s’en faut, c’est simplement le plus fort ; et ils s’emploient à la concrétiser davantage, ils continuent de l’étoffer, de l’assembler en cadres par bonheur renouvelés : piscine, centre commercial, bureaux du journal local, colline verdoyante… dans lesquels s’affairent tels ou tels personnages puisque le temps a passé ; j’ai ressenti tantôt que les séquences s’enchaînaient un peu vite, comme de petites scénettes qui auraient mérité plus de temps ou avec lesquelles il allait être difficile de creuser quelque sujet que ce soit ; mais les liens dans les plans ainsi qu’entre les plans ont compensé ; les bons dialogues ont contribué aussi, à donner du corps, en précisant, souvent rapidement donc, les nouvelles situations ; j’apprécie toujours autant la présence de ces acteurs tous si charismatiques ; c’est cinématographique, théâtral presque, joyeusement kitsch en tout cas : le mouvement compte, et nous emporte dans une dynamique interrompue seulement par la coupe finale, arrivée tellement vite ; on est effectivement resté dans l’ébauche, voire dans l’esquisse en ce qui concerne l’enjeu principal ; rien de surprenant a posteriori, si ce n’est la facilité avec laquelle cette dynamique narrative me retourne à l’état d’enfant buvant chaque plan, cherchant à s’en imprégner comme si la vérité sur l’existence s’y trouvait évidemment.

★ 8/10 ★

Œuvre dévoilée au public le
Œuvre auscultée par mes soins le
Impressions formulées le
Impressions publiées le