C’est le moment de continuer !

[Une femme, une danseuse à la peau claire et qui ressort, en position de course, membres en angle droit, dans de vastes escaliers de béton sombre qui font à l’image bien cadrée des lignes et des plans qui se coupent.]

Bird of cool, par Florent Chretien, sous C.C. BY

Tout a été décalé d’une semaine. C’est la vie, c’est la mort… c’est ainsi. Il faut parfois couper dans le quotidien et retourner à la réalité : la vie suit son cours, elle fait son chemin et nous mène à l’après. Alors voici mon rythme et mon éditorial, ébauché avant la perte, tous chamboulés. Ça me rappelle à la peur : celle de n’être toujours nulle part au moment de partir, au moment de quitter non plus un endroit ou une personne, mais la vie. Et de fait, ça me rappelle à mes objectifs et plus encore à ce qui me dicte d’avancer.

Car cette peur est légitime, elle est en regard du réel, de ce temps qui passe, de la vie qui nous échappe, des choix qu’on doit faire, des décisions qu’on prend, de ceux qu’on abandonne ou qui nous abandonnent. Que sera-t-on sans eux, que sera-t-on au final ? Rien, probablement. Encore et toujours rien qu’un peu de poussière en devenir. Alors au fond, rien n’a changé. Je veux toujours essayer, toujours faire à ma façon et vivre à mon rythme… au risque d’avoir tout manqué. Ceux qui me mettent en garde sur ce que je risque à ne pas m’intégrer au moule ne font que convoquer leurs propres angoisses. Car si je chemine lentement, forcément trop lentement par rapport à ce court laps de temps qui m’aura été accordé, je chemine.

Alors oui, je dois encore et toujours préciser mon flux de travail et je dois plus souvent et mieux en dévoiler le fruit… mais je travaille… et à l’occasion je dévoile. Quoi qu’il en soit, j’ai envie, et si je sais déjà que la vie aura été courte, ce n’est pas parce que je me languis ou que j’aurai perdu mon temps, mais au contraire parce que je fais, veux faire, et certainement trop de choses. Tant mieux.

Ainsi, ce mois de février tout juste dépassé en ce qui me concerne, je l’ai dédié à la refonte du site. Je me suis lancé dans le code un peu soudainement, dans la continuité de ces réflexions sur le support de publication idéal, et j’ai hâte de pouvoir vous montrer cette nouvelle mouture. Elle sera prête pour le premier anniversaire du site (lancé en avril 2014) et devrait en arracher la plupart des incohérences. Notamment, terhemis.fr aura enfin un titre, un vrai, et non plus seulement une adresse. Réalités et Fictions sera (et est déjà) plus logique, plus accessible, plus lisible, plus visuel, et il sera davantage dans l’air du web actuel, dans l’air du temps numérique et multi-médias. De cette façon, cette seconde version du site l’en rapprochera de l’outil idéal que donc, je ne fais pas qu’imaginer.

Le code est un véritable défi, tantôt gratifiant, tantôt frustrant, mais l’idée de pouvoir apporter quelque chose avec mon contenu et de pouvoir enfin me focaliser dessus me grise. Lectures, illustrées dès que possible par de la prise de vue, travail à partir de la photographie et de la fiction cinématographique, diversification dans le format et dans le ton… même si ça ne se voit pas encore bien par ici, ces mois de janvier et de février ont été de vrais moments productifs.

Me voilà donc plongé en pleine continuité – parfois malmenée – y compris dans celle des remises en question partiellement évoquées en décembre. Implication sur Twitter, Tumblr, SensCritique, début de quelque chose sur SoundCloud, tests pour le moment peu concluants sur Medium et Youtube… Oui, je me disperse, et pourtant ma motivation n’a jamais été aussi forte. J’ai l’impression d’aller dans tous les sens mais de savoir où je vais. C’est-à-dire que j’essaye de saisir le web dans sa globalité tout en étant perpétuellement dynamité par sa densité, sa richesse, sa variété. Il me reste donc à y trouver un équilibre et à m’y accorder tout en trouvant le moyen d’y déployer ma personnalité. J’en suis sûr, je trouverai ce rythme de croisière qui me fait encore défaut, et je pérenniserai ce flux de travail heureusement mais trop sûrement malléable.

Outre cette semaine accordée à la famille, je sais déjà d’ici-là quelques étapes :

  • Plonger dans ~ le monde et l’imaginaire ~ en validant et publiant Réalités et Fictions, avant la fin du mois si possible.
  • Participer au NaNoWriMo Camp d’avril et produire de la fiction, de la vraie, si j’en suis cap’.
  • Déménager (peut-être) en mai et répondre au tremplin pour l’utopie (ça oui ! Si j’en suis cap’).

Et tout ça en continuant ce qui a déjà été enclenché : les mots sur les images, les histoires et le monde, par ici, et la production à 14 mains au sein de l’atelier d’écriture, par exemple.

Définitivement, il est grand temps de continuer ! Alors je nous souhaite bien du courage ! À nous les écrivaillants, et aux autres.
À très vite sur terhemis.fr et sur le web super moderne.