Le blond dans le gris

George Maple – Talk Talk

Copyright 2014 Future Classic Pty LTD

Cinémascope noir sur blanc en travelling avant.
Ça marche doucement, d’un pas décidé dans l’espace ample.
Un peu de vaste autour du frêle, un peu de douceur froide dans le ciel.

[Photographie en nuances de gris, avec cet élément noir bien centré, qu’est la soutane portée par cet homme qui apparaît très petit dans l’ample toundra. Le ciel uniforme et clair occupe plus des deux tiers haut de l’image.]

Un fond sonore qui se développe. Et s’accélère. Changement. Devant. Puis de lui à elle. Du curé à la belle.
Ce blond, cette gueule… Il est moins beau qu’elle est belle, mais…

Après le champ, la forêt. Arbres feutrés. Ce gris me touche. Davantage que la peau d’ange, encore que le stroboscope du diable sur elle, ou en elle, ou en lui, m’apparaît.
Il mute, il chute, c’est un slip, un énorme, un gros slip blanc sur un corps qu’il aurait fallu nu.

Après la forêt, la mer, et lui, à l’arrêt.
Les oiseaux passent, traversent dans les aigus en écho d’une fin proche.
C’est fluide et beau, si bien que c’est bon.

Après la forêt, la mer, et lui qui continue d’avancer, mais bientôt, la musique s’éteint et l’image avec.
Soumise à elle dans le clip ; elle aura trouvé sa voie, ses moyens, en parallèle.
Quelle que soit la beauté, c’est de lui, dur, seul, froid, dont on se souvient.
Libéré ou suicidé. Libéré et suicidé. Ou simplement changé.